Par Don Benjamin Makolo
La Justice militaire a frappé fort à Matadi. Le Tribunal militaire de garnison a condamné un prévenu identifié comme Amigo, garde du corps d’un élu de la province du Kongo Central, à 20 ans de servitude pénale principale, soit la peine maximale prévue par la loi.
Selon le jugement rendu, plusieurs infractions graves ont été retenues à sa charge, notamment la violation des consignes, la menace avec une arme de guerre, l’outrage, la falsification d’une feuille de route, la perte de munitions de guerre ainsi que la détention illégale d’une arme de guerre.
La juridiction militaire a fondé sa décision sur l’article 7 du Code pénal militaire, soulignant la gravité des faits reprochés au condamné.
En plus de la peine principale, Amigo devra également s’acquitter des dommages et intérêts ainsi que des frais de justice, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Par ailleurs, dans cette affaire, la République Démocratique du Congo a été mise hors de cause, dégageant ainsi la responsabilité de l’État dans les faits incriminés.
Cette condamnation illustre la fermeté de la justice militaire face aux infractions impliquant l’usage et la gestion des armes de guerre, dans un contexte où les autorités entendent renforcer la discipline et la responsabilité au sein des forces.