Par Patrick Kitoko
En mission officielle à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a échangé avec les autorités provinciales sur la relance des activités du Frivao, le Fonds spécial d’indemnisation et de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda.
Au cœur de cette visite : l’épineuse question de la réparation des victimes, tant sur le plan individuel que collectif. Devant le gouverneur de province, le ministre a confirmé la reprise effective des activités du Frivao, une étape importante dans le processus d’indemnisation attendu par de nombreuses victimes.
Il a, toutefois, insisté sur les prérequis indispensables avant toute réparation individuelle. Il déplore une « agitation préoccupante » sur le terrain, marquée par des cas de manipulation et des initiatives non encadrées d’enregistrement des victimes. Une situation qui, selon lui, risque de saper la crédibilité du mécanisme en cours de mise en place.
En revanche, Guillaume Ngefa s’est montré rassurant sur les réparations collectives, assurant qu’aucun obstacle majeur n’entrave leur mise en œuvre.
Le ministre a également souligné l’attention portée par la communauté internationale à ce processus. Plusieurs mesures ont déjà été prises pour garantir un dispositif plus crédible, transparent et conforme aux normes établies par la Cour internationale de justice.
Cette mission à Kisangani s’inscrit dans une dynamique de consolidation du processus de réparation, alors que les attentes des victimes restent très élevées et que la crédibilité des institutions engagées demeure un enjeu crucial.