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Blanchiment des capitaux : Firmin Mvonde mobilise les magistrats contre les réseaux mafieux

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Firmin Mvonde, Procureur général près la Cour de Cassation
Firmin Mvonde, Procureur général près la Cour de Cassation

Par Patrick Kitoko

Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a appelé le 21 mai 2026 les magistrats congolais à intensifier la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Objectif : sortir la RDC de la liste grise internationale.

À l’ouverture d’un atelier de trois jours consacré à la lutte contre la criminalité financière, Firmin Mvonde a invité les magistrats à abandonner la passivité et à engager des actions judiciaires coordonnées contre les réseaux qui alimentent les flux financiers illicites.

"La RDC compte sur vous pour mettre à genoux cette criminalité financière", a déclaré le chef du parquet, qui a fixé comme priorité pour le pays de quitter la liste grise des États sous surveillance du GAFI.

Firmin Mvonde a insisté sur la nécessité d’une justice efficace, capable de produire des résultats concrets et des statistiques fiables. Selon lui, c’est la condition pour convaincre les partenaires internationaux et restaurer la confiance des investisseurs.

Évoquant les pressions politiques dans les enquêtes, le Procureur général a assuré les magistrats du soutien des autorités. Il a cité l’engagement du Président Félix-Antoine Tshisekedi en faveur de l’État de droit et promis son propre accompagnement dans les dossiers sensibles.

"Vous ne me verrez jamais interrompre les élans d’une bonne instruction. Au contraire, vous bénéficierez de mon soutien et de mes conseils", a-t-il affirmé.

Se définissant comme un "jusqu’au-boutiste", il a demandé aux magistrats de "déboulonner" les réseaux mafieux et d’engager des poursuites rigoureuses contre les auteurs de criminalité financière.

La représentante de la coopération allemande GIZ a salué la tenue de l’atelier. Elle a rappelé que la lutte contre les flux financiers illicites touche à la stabilité des institutions, à la confiance des citoyens et au développement économique. Elle a reconnu les contraintes des magistrats : manque de moyens, pressions extérieures, défaut de coordination.

À travers le projet LuCoFFI, la GIZ a réaffirmé son appui aux institutions congolaises pour le renforcement des capacités en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Vendredi 22 mai 2026 - 14:38