Par Gloire Balolage
Le gouvernement de la Norvège a annoncé une contribution de 50 millions de couronnes norvégiennes, soit environ 4,5 millions de dollars américains, au Fonds de réserve sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé, en réponse à la récente épidémie d’Ebola enregistrée en Afrique centrale, notamment en République démocratique du Congo et en Ouganda.
Selon un communiqué du ministère norvégien des Affaires étrangères publié ce 22 mai 2026, cette enveloppe vise à renforcer la capacité d’intervention rapide du fonds de contingence sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé, alors que la situation épidémiologique requiert une mobilisation immédiate.
Le ministre du Développement international, Åsmund Aukrust, a souligné l’importance de la réactivité face aux crises sanitaires, estimant que chaque heure compte lors de l’apparition d’une maladie dangereuse. Il a insisté sur la nécessité de disposer de mécanismes permettant d’intervenir sans délai afin d’éviter l’aggravation des épidémies et de limiter les pertes humaines.
Le communiqué précise que le fonds soutenu par la Norvège peut débloquer des ressources en moins de 24 heures. Dans le même cadre, l’OMS indique avoir déjà engagé environ 3,9 millions de dollars pour appuyer les opérations de réponse à l’épidémie d’Ebola en cours.
Les autorités sanitaires alertent sur les facteurs aggravants dans la région, notamment les conflits, les déplacements massifs de populations et les difficultés de gouvernance, qui compliquent fortement le suivi des contacts et augmentent les risques de propagation vers d’autres zones du pays et les États voisins.
La situation humanitaire est également jugée préoccupante, avec plus de 26 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. Cette fragilité, combinée aux déplacements de populations et à la faiblesse des services de santé, accroît la vulnérabilité face à la maladie et les risques de mortalité.
La riposte est coordonnée entre les autorités sanitaires congolaises, les pays voisins et plusieurs partenaires internationaux, dont les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, Africa CDC et l’OMS, qui travaillent ensemble pour briser les chaînes de transmission malgré des contraintes d’accès aux zones touchées.
Par ailleurs, la Norvège s’appuie également sur ses partenariats avec Gavi, l’Alliance du Vaccin et la CEPI, ainsi que sur le Fonds de lutte contre les pandémies, pour soutenir la recherche, la vaccination et la réponse sanitaire globale. Elle demeure l’un des principaux contributeurs au Fonds de réserve sanitaire de l’OMS, illustrant son engagement constant dans la gestion des crises humanitaires et le renforcement des systèmes de santé dans les zones touchées.
L’épidémie a été confirmée le 15 mai dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo. L’OMS a ensuite qualifié cette situation d’urgence de santé publique de portée internationale, soulignant qu’il s’agit d’une souche rare du virus pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est actuellement disponible.