Par Edmond Izuba
Moïse Katumbi n'a nullement l'air de s'avouer vaincu. Le président de Ensemble pour la République a, dans un point de presse tenu ce dimanche 30 mai dans sa résidence située sur l'avenue Lofoy à Lubumbashi, fixé l'opinion sur la polémique née autour de la proposition de Noël Tshiani. Droit dans ses bottes, le président de Ensemble se dit prêt à se défendre contre toute forme d'exclusion.
Imperturbable, l'ancien gouverneur de l'ex Grand Katanga s'est fondé sur l'hymne national afin de justifier sa posture actuelle. « Je crois les gens chantent parfois l’hymne national sans comprendre le sens. Il y a des intellectuels qui ne connaissent pas parfois le contenu de l’hymne national. Nous sommes unis par le sort et nous sommes unis aussi dans l’effort. Le sort c’est quoi ? C’est la plus grande question ».
« Notre parti Ensemble pour la République est basé sur l’hymne national, dans l’hymne national, on doit se défendre. Aussi, ce n’est pas parce qu’on ne parle pas. S’il s’agit de se défendre, nous allons nous défendre et je sais me défendre. Je sais me défendre en suivant la constitution de notre pays et aussi en suivant l’hymne national. Je ne peux pas accepter des choses qui vont nous remettre en arrière », a-t-il rajouté.
Par ailleurs, il estime que le Congo qui a tant souffert n’a pas besoin des initiatives conflictogènes qui vont le faire reculer.
« Un bon congolais aujourd’hui, c’est celui qui va proposer des choses qui vont nous faire avancer. Par exemple, quelqu’un qui vient avec des idées, comment est-ce que nous pouvons relier le Congo. C’est ce que les congolais cherchent aujourd’hui. Les congolais ne cherchent pas de division », a-t-il soutenu.
Moïse Katumbi ne cache plus ses intentions à postuler aux prochaines élections. Son parti Ensemble pour la République continue à affûter les armes. Intervenant à la clôture de la formation des coordonnateurs provinciaux, le politologue Bob Kabamba a souligné ce samedi à Lubumbashi que cette question tout comme celle de nationalité n'avancent pas le congo.