Par la rédaction
Un premier signe d'accalmie au Parlement après une guerre épistolaire entre Modeste Bahati et Christophe Mboso. Les présidents de deux chambres législatives se disputent le seul siège encore disponible à la Cour constitutionnelle pour compléter le quota du parlement.
Après le premier blocage, observé lundi 23 mai, à la suite du report sine die du congrès, cette réunion de deux chambres du parlement va finalement se tenir demain vendredi 27 mai, à en croire Modeste Bahati.
"Nous avons suspendu nos travaux pour le congrès qui devrait se tenir le lundi 23 mai. Il est finalement convoqué demain vendredi 27 mai 2022 à 10 heures. Nous en parlerons dans un huis clos à la fin de cette plénière ", a indiqué le speaker du Sénat dans son speech devant les sénateurs, sans donner forces détails.
Se dirige-t-on vers un atterrissage en douceur? Difficile d'esquisser une réponse, tant qu'aucune communication n'est faite du côté de l'Assemblée nationale dont le président accuse son collègue du sénat d'avoir violé l'article 158 de la Constitution et 47 du Règlement intérieur du congrès.
La question s'avère encore plus pendante, car ces derniers jours les deux speakers se sont envoyés des courriers choc, laissant transparaître en filigrane un malaise profond, une crise. Se sont-ils résolus d'accorder leurs violons pour éviter au pays cette crise en ce moment où les FARDC livrent d'intenses combats à l'Est? "Ce serait sage", estime un observateur.
Les deux hommes, quoi que tous membres de l'Union sacrée, ne s'accordent pas sur la démarche à suivre afin de procéder au remplacement du juge Polycarpe Mongulu, décédé en avril dernier, à la Cour constitutionnelle.
Dans sa correspondance à Bahati, Christophe Mboso s'est dit très surpris du choix opéré par le Sénat en solitaire, s'attendant à ce qu'il soit entériné par le Congrès. En réaction, Bahati a expliqué que puisque les deux juges du quota parlement proviennent de l'Assemblée nationale, le seul poste vacant revient de droit au Sénat.