Présidentielle 2023: Adolphe Muzito s'aligne pour restaurer la souveraineté de l'Etat

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Adolphe Muzito, Premier ministre honoraire de la RDC
Adolphe Muzito, Premier ministre honoraire de la RDC

Par Gabin K.

En prévision de la présidentielle de 2023, Adolphe Muzito, président national du Nouvel élan, a dévoilé son intention de candidater. A la faveur d'un entretien avec Boisbouvier de la RFI, l'ancien Premier ministre a révélé qu'il va soumettre sa candidature d'abord au niveau de son parti, lors du congrès, pour entérinement. Puis, en cas de validation, il va s'aligner au  niveau de la CENI.

«Je serai candidat en 2023. Dans moins de 6 mois, je présenterai ma candidature au congrès de mon parti», a dit Muzito sur les ondes de la radio française, assurant que le boycott des élections n'est nullement une option dans sa tête quoi qu'il se dit dubitatif quant à la transparence de ces élections.

«Je ne suis pas de ceux qui préconisent le boycott des élections. Le peuple fera pression pour que ces élections soient transparentes», a expliqué ce leader de Lamuka, non sans dévoiler qu'en cas de victoire à la présidentielle, sa «priorité sera la souveraineté de lEtat». 

Muzito est convaincu qu'il «(nous) faut un Etat souverain». Il est aussi conscient que cela a des exigences, notamment «des ressources». Ainsi, il envisage «doubler le PIB» en mettant «l'accent sur les ressources naturelles qui font l'objet du bradage hier comme aujourd'hui».

«Je prends ma part de responsabilité en tant que dirigeant. Nous pensons à une politique de grands travaux qui passent par la construction des routes Le Congo est en retard du point de vue des infrastructures», a par ailleurs déploré le leader du Nouvel élan. 

Ce dernier s'en est allé jusqu'à injecter une nouvelle thématique à décortiquer dans les débats entre citoyens : la privatisation des entreprises publiques. 

Dans ce débat, Muzito prend position en faveur de la privatisation des entreprises du portefeuille de l'Etat. De son avis, c'est cela la «solution» pour les guérir de sorte quelles cessent d'être «une épine dans le pied de l'économie congolaise».

Serein et confiant vis-à-vis de sa gestion du pays en tant que Premier ministre (de  2008 à 2011), Adolphe Muzito ne sent pas menacé par des candidats qui incarnent une certaine «virginité politique». Celle-ci, de l'avis de Muzito, n'est pas qu'un «atout». Elle est aussi une «faiblesse». Cette faiblesse tient du fait que le candidat avec «virginité politique» manque d'expérience pour «n'avoir jamais mis la main à la patte».

«J'ai l'avantage d'avoir un bilan, surtout l'avantage d'avoir commis aussi des erreurs dans ma gestion. L'expérience, c'est la solde des erreurs, dit-on. C'est un atout», s'est-il vanté. Et d'ajouter: «Ça me permet de savoir quelles sont les limites de l'Etat? Quelles seront les limites de mon gouvernement dans les promesses à faire au peuple?»