Par la Rédaction
Dans une correspondance adressée au ministre des Hydrocarbures Didier Budimbu en date du 23 août 2022, par le Député National Claudel Lubaya.
Ce dernier a émis plusieurs interrogations sur la fiabilité des données techniques concernant les différents blocs pétroliers et gaziers.
C'est dans ce cadre que la rédaction de Opinion-info.cd a réalisé une interview avec Lewis Yola, Expert en contrat et aval pétrolier, Coordinateur de Congo Pétrole News et la Revue des Hydrocarbures, afin d'apporter des éclairages aux zones d'ombres qui éclipsent la compréhension de Claudel Lubaya.
Faisant référence aux dispositions légales reprises dans les articles 21 et 22 du Code des hydrocarbures de 2015 et les articles 39 à 49 du Règlement des hydrocarbures de 2016, le Député national Claudel Lubaya a demandé au ministre des Hydrocarbures Didier Budimbu de lui communiquer par voie de courriel les conclusions issues de travaux de recherches géologiques, géochimiques et géophysiques ayant abouties à l'évaluation de ressources nationales en Hydrocarbures.
" Pour de raison pédagogique, Claudel Lubaya doit savoir que le type d'études (3G) susmentionnées dans sa correspondance ne permettent pas de quantifier les ressources pétrolières dans un bassin sédimentaire, seul le sondage peut nous informer sur la quantité de réserve disponible dans un bassin sédimentaire, donc il sera incohérent de faire allusion aux études géologiques, géochimiques et géophysiques et demander les quantités exactes de ressources pétrolières présentes dans les différents blocs pétroliers, étant donné que les études géologiques par exemple nous renseignent simplement sur le type de structures mises en place, géochimiques nous aident à comprendre la maturation de la roche mère ainsi que les études géophysiques qui nous renseignent sur l'échographie du sous-sol." a-t-il éclairci.
" Qu'à cela ne tienne, il se dégage la notion du type de réserve, qu'on peut citer; la réserve probable, prouvée et possible.
Par défaut de forage exploratoire dans plusieurs blocs pétroliers soumis aux appels d'offres, sans risque d'être contredit, les estimations de 22 milliards de barils défendus par le gouvernement s'agit bien de réserve probable qui est différente de réserve prouvée. Cette estimation est faite sur base de projection au regard des indices recueillis dans les différentes études géophysiques, géologiques et géochimiques, à l'exception peut-être du bloc Nganzi qui avait bénéficié du forage exploratoire."
Lorsque l'honorable demande les conclusions de travaux de recherche géologiques, géochimiques et géophysiques, Claudel Lubaya ne pas que c'est l'accès à la base des données qu'il est entrain de demander ?
S'il veut vraiment en avoir accès, il n'a qu'à se conformer aux exigences légales pour accéder à la base des données tel que reprises dans l'article 43 du Règlement des Hydrocarbures, notamment le payement d'une taxe rémunératoire, sans cela l'honorable va tomber dans l'illegalité." a-t-il complété.
Pour les sous questions 1,2 et 3, Lewis Yola ne s'est plus senti obligé de répondre étant donné que le corps de ces sous questions a été répondu.
" Nous invitons nos autorités à lire avant d'entamer une démarche publique ou à la limite consulter les experts dans le domaine sollicité, au cas contraire ils pousseront l'opinion publique à douter de la qualité de leur entourage direct. Pour les détails que l'honorable veut savoir, identité complète des bureaux d'études sélectionnées, la copie du rapport unique et complet ainsi que la procédure technique et la méthode scientifique ayant permis d'évaluer le volume de réserves, il n'a qu'à lire l'Atlas des blocs pétroliers et gaziers de la RDC, c'est un document public à retrouver même sur internet. " a-t-il conclu
Pour rappel, malgré les éclaircissements apportés par Lewis Yola, le ministre des Hydrocarbures est tenu à rencontrer cette démarche légale du Député national Claudel Lubaya conformément aux exigences légales.