Par Patrick Kitoko
Opposants radicaux au pouvoir en place, Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu et Hugues Michel Mukebayi Nkoso, tous membres du parti Ensemble pour la République, dénoncent le silence des autorités congolaises à leur correspondance du 25 avril dernier, dans laquelle ils réclamaient l’obtention de passeports.
Dans une nouvelle correspondance adressée au Vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, les trois cadres de Ensemble rappellent au VPM Jacquemain Shabani qu’obtenir un passeport relève d’un droit fondamental.
"L'obtention d'un passeport n'est pas un privilège. Il s'agit d'un droit pour chaque Congolais. Que doivent retenir les citoyens de votre silence ? Un refus ou encore qu'ils doivent continuer à patienter au-delà de 18 mois ?", peut-on lire dans cette lettre signée par Maître Laurent Onyemba, avocat des concernés. Il ajoute : "Je ne doute aucun instant que vous accorderez à la présente le bénéfice de l'urgence."
Pour rappel, dans une déclaration rendue publique, le vendredi 2 mai 2025, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, Khiller Mubambe, président du groupe parlementaire "Ensemble pour la République", a dénoncé le fait que certains opposants soient empêchés de jouir de leur droit d’obtenir un passeport.
Selon lui, ce refus constitue une énième provocation qui nuit à la cohésion nationale et au respect de l’État de droit, si souvent prônés par les autorités elles-mêmes. Il estime que le pouvoir en place envoie des signaux contradictoires : d’un côté, il appelle à la cohésion, et de l’autre, il intimide, condamne en marge des lois, voire procède à des arrestations arbitraires d’opposants.