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Report de la 2ème édition de la conférence "Le Président face à la jeunesse" : Patrick Kabata dénonce un alibi politique et sollicite l'implication du chef de l'État

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Patrick Kabaka, initiateur du Parlement Populaire en RDC
Patrick Kabaka, initiateur du Parlement Populaire en RDC

Par Prehoub Urprus

Initialement prévue pour le 28 juin 2025, au Palais du peuple, à Kinshasa, la deuxième édition de l’activité "Le Président face à la jeunesse" vient d’être reportée à une date ultérieure, à l’issue d’une réunion de concertation convoquée par la ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Noëlla Ayeganagato.

Cette réunion tenue avec les membres de son cabinet et les représentants du CNJ -Conseil National de la Jeunesse-, visait à faire le point sur les préparatifs de cet événement d’envergure, qui devait permettre aux jeunes d’échanger directement avec le chef de l’État.

Selon les motivations évoquées par la ministre Ayeganagato, dans une correspondance adressée à la Première ministre, le report est lié à des "insuffisances organisationnelles, financières et sécuritaires", qui compromettraient la bonne tenue de l’événement à la date prévue.

Mais cette explication est vivement contestée par Patrick Kabata, initiateur de l’organisation Parlement Populaire, qui parle d’un prétexte dissimulant un conflit interne entre le cabinet de la ministre et le bureau du CNJ, dirigé par William Mukambila.

"Non, l’État congolais n’est pas en faillite. Ce report n’est qu’un alibi pour masquer les tensions entre la ministre et le président du Conseil national de la jeunesse", a déclaré Patrick Kabata dans une déclaration publique, dénonçant une "haine viscérale" qui nuirait directement à la jeunesse congolaise.

Patrick Kabata appelle le Président Félix Antoine Tshisekedi, qui devait être l’hôte principal de cette rencontre, à intervenir personnellement pour lever les blocages et préserver l'esprit de cette initiative, devenue symbolique pour des milliers de jeunes à travers le pays.

"Cette situation a trop duré. Le chef de l’État doit agir en tant que garant du bon fonctionnement des institutions, pour permettre aux jeunes de retrouver leur place, comme il l’a toujours voulu depuis son accession au pouvoir", conclut-il.

Jeudi 26 juin 2025 - 10:38