Par Prosper Buhuru
Le Président de la République Félix Tshisekedi a convoqué autour de lui, vendredi 19 septembre 2025, Augustin Kabuya et Déo Bizibu, pour tenter de ramener le calme au sein de l’UDPS -Union pour la Démocratie et le Progrès Social-. En quelques heures seulement, le chef de l’État a réussi à réunir les deux rivaux dans un face-à-face qui pourrait marquer un tournant dans la crise interne du parti présidentiel.
Depuis plusieurs mois, Kabuya et Bizibu se livrent une bataille ouverte pour le contrôle du secrétariat général du parti fondé par Étienne Tshisekedi. Chacun revendique la légitimité de cette fonction, plongeant l’UDPS dans une fracture interne qui inquiète ses partisans à l’approche des prochaines échéances politiques.
Le point d’achoppement le plus récent a concerné la redevance de 10 % imposée aux mandataires publics issus du parti. Augustin Kabuya assurait agir sur mandat direct du Président Tshisekedi, tandis que Déo Bizibu contestait catégoriquement cette démarche, rappelant que son adversaire ne détient plus aucun poste officiel au sein des structures de l’UDPS.
En s’érigeant en arbitre, Félix Tshisekedi a voulu couper court à cette querelle qui risque d’affaiblir davantage la cohésion de son parti. Car au-delà des rivalités personnelles, l’enjeu est clair : éviter une implosion de l’UDPS dans un contexte politique chargé, alors que le pays fait face à des tensions parlementaires et à une crise sécuritaire persistante dans l’Est.