Par la Rédaction
L’opposant congolais Martin Fayulu s’est exprimé, ce jeudi, sur son compte X au sujet de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo et du rôle futur de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Dans son message, il a insisté sur la nécessité de recentrer la mission onusienne sur le rétablissement de la paix sur l’ensemble du territoire national.
Martin Fayulu affirme que « la nouvelle mission de l’ONU en RDC doit être le rétablissement de la paix » et appelle à l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité. Selon lui, l’AFC/M23 ainsi que l’armée rwandaise doivent quitter toutes les positions occupées, et non uniquement la ville d’Uvira, rappelant que la souveraineté de la RDC est, selon ses termes, « non négociable ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de relance des combats dans l’Est du pays, alors que la question de l’avenir de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) est à nouveau débattue au Conseil de sécurité. Il y a encore deux ans, un désengagement progressif de la mission avait été envisagé, avant que la dégradation de la situation sécuritaire ne modifie cette dynamique.
Actuellement, des discussions sont en cours à New York pour le renouvellement du mandat de la MONUSCO. Une résolution est attendue d’ici au 21 décembre, dans un climat particulièrement tendu, marqué par l’offensive de l’AFC/M23, soutenue par Kigali, et par la méfiance exprimée par ces groupes à l’égard de la mission onusienne.
Ces derniers mois, la quasi-totalité des membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé leur soutien à la MONUSCO. La majorité d’entre eux appuient, au moins publiquement, les processus de paix pilotés par Doha et Washington, présentés comme des cadres essentiels pour une sortie de crise durable.
Selon des informations disponibles, le prochain mandat de la MONUSCO devrait accorder une place centrale à l’accompagnement de ces processus de paix. L’objectif serait de renforcer le rôle de la mission dans l’appui aux initiatives diplomatiques en cours, dans un contexte de recrudescence des violences.
Cette orientation correspond au projet de résolution porté par la France, qui agit en qualité de porte-plume au Conseil de sécurité sur le dossier congolais. Le texte vise à positionner la MONUSCO comme un acteur d’accompagnement de l’ensemble des efforts de paix engagés au niveau régional et international.
Concrètement, ce rôle inclurait, selon le représentant français auprès des Nations unies, la surveillance d’un éventuel cessez-le-feu. Une mission qui s’inscrirait dans un environnement sécuritaire complexe, alors que la question de la souveraineté nationale et de l’efficacité de la présence onusienne demeure au cœur du débat en RDC.