Par Prosper Buhuru
Les co-fondateurs du mouvement politique « Sauvons la RDC » ont dénoncé, ce lundi 2 février 2026, à Bruxelles, le refus opposé par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à l’organisation d’un dialogue politique inclusif tel que proposé par la coalition CENCO-ECC.
Réunis en mini-conclave dans la capitale belge, les membres fondateurs du mouvement estiment que cette position du chef de l’État constitue un acte politique d’une extrême gravité, engageant sa responsabilité devant l’histoire, dans un contexte national marqué par de profondes crises politique, sécuritaire et sociale.
Dans leur déclaration, les signataires rappellent que la recherche d’un dialogue politique ne saurait être assimilée à une faiblesse. Ils la présentent au contraire comme un instrument essentiel de paix, de cohésion nationale et de prévention des conflits. Selon eux, refuser systématiquement le principe d’un dialogue inclusif revient à privilégier une logique d’escalade, au détriment des populations civiles et de la stabilité du pays.
Le mouvement « Sauvons la RDC » considère que l’initiative portée par la CENCO et l’ECC constitue une opportunité majeure pour sortir le pays de l’impasse actuelle. À ce titre, il appelle les autorités congolaises à reconsidérer leur position et à privilégier une approche politique fondée sur l’écoute, l’inclusion et le consensus national.
Face au refus exprimé par le Président de la République, les co-fondateurs du mouvement invitent le peuple congolais à en prendre acte et à en tirer toutes les conséquences, dans le strict respect de la Constitution et des mécanismes légaux de résistance qu’elle prévoit.
Cette prise de position s’inscrit dans une série de réactions critiques émanant de forces politiques et citoyennes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, qui plaident pour un dialogue inclusif comme voie privilégiée vers une paix durable et une gouvernance apaisée en République démocratique du Congo.