Par Prosper Buhuru
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a présidé, mardi 24 février 2026, à Kinshasa, une séance de travail consacrée au financement du programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », dédié à la création d’emplois et à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.
Adopté récemment en Conseil des ministres, ce programme découle des recommandations de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, convoquée et présidée par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il s’inscrit également dans les engagements de campagne du Président en faveur de la création massive d’emplois décents pour la jeunesse congolaise.
Autour du VPM du Budget, la délégation gouvernementale comprenait notamment le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Micheline Ombae Kalama, ainsi que le ministre Justin Kalumba Mwana Ngongo, qui s’est exprimé à l’issue des échanges.
Selon ce dernier, les discussions ont principalement porté sur les modalités concrètes de financement du programme et sur la part que l’État congolais pourrait mobiliser dans le cadre des prochains collectifs budgétaires afin d’en assurer le démarrage effectif. Il a salué la compétence du ministre du Budget et la qualité des échanges, exprimant sa confiance dans l’opérationnalisation prochaine du programme.
Doté d’un coût global estimé à 1,3 milliard de dollars sur six ans, le programme « Debout Jeunes Congolais » repose sur trois axes stratégiques complémentaires : la formation professionnelle pour renforcer les compétences et la qualification de la main-d’œuvre ; le travail, l’emploi et l’égalité des chances pour garantir un accès équitable aux opportunités ; et l’entrepreneuriat, orienté vers la création d’entreprises capables de générer des emplois durables.
Deux piliers transversaux soutiennent l’architecture du projet : la gouvernance et le financement. Ce dernier volet prévoit une combinaison de ressources issues du budget de l’État, des contributions des partenaires techniques et financiers ainsi que des mécanismes de crédit mobilisables auprès d’organismes publics.
Les parties ont convenu que l’État devait « montrer l’exemple » en assumant une part significative du financement, tout en engageant des discussions complémentaires avec les bailleurs de fonds afin de consolider la coalition de partenaires autour de ce programme jugé ambitieux mais « raisonnable » au regard de ses objectifs.
Placée sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, cette initiative vise à améliorer durablement les perspectives d’insertion professionnelle des jeunes Congolais, dans un contexte où la question de l’emploi demeure un enjeu socio-économique majeur.