Par Patrick Kitoko
La commission spéciale mise en place pour examiner la pétition visant la déchéance du deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, Modeste Bahati Lukwebo, a officiellement mis fin à ses travaux. Son rapport a été transmis au Bureau du Sénat, vendredi 20 mars 2026.
Dans ce document signé par les sénateurs Gabriel Bolenge et Cédrick Ngindu, respectivement président et rapporteur de la commission, il est précisé que la procédure a été interrompue à la suite de la démission du concerné.
Selon le rapport, la commission a été saisie d’une correspondance officielle du Président du Sénat, datée du 18 mars 2026, lui transmettant la lettre de démission de Bahati Lukwebo. Après examen de ce document, les membres ont estimé que la poursuite de l’examen de la pétition ne se justifiait plus.
“ Après examen des documents et prise d’acte de cette démission, la Commission a décidé de clore ses travaux ”, indique le rapport.
La commission a également apporté une précision sur le nombre de signataires de la pétition. Contrairement aux 83 signatures initialement annoncées par le sénateur Dany Kabongo, initiateur de la démarche, le document confirme que 71 sénateurs ont effectivement soutenu l’initiative.
Cette pétition déposée, lundi 16 mars, en marge de l’ouverture de la session parlementaire, visait la déchéance de Bahati Lukwebo pour « incompétence ». Deux jours plus tard, soit le 18 mars, une commission spéciale avait été instituée par la plénière, conformément à l’article 31 du règlement intérieur du Sénat, afin d’examiner cette requête.
La démission du deuxième vice-président met ainsi un terme à une procédure qui aura duré seulement quelques jours, illustrant la rapidité avec laquelle les équilibres peuvent évoluer au sein de la Chambre haute du Parlement congolais.