Par Patrick Kitoko
Une rumeur relayée sur les réseaux sociaux et certains canaux informels a, récemment, affirmé l’adhésion de Jeannine Mabunda à l’UDPS -Union pour la démocratie et le progrès social- . Une information rapidement démentie par les responsables du parti présidentiel.
Contacté par téléphone, Augustin Kabuya a rejeté catégoriquement cette allégation.
“ C’est une fausse information. Jeannine Mabunda n’a pas adhéré à l’UDPS. Je n’ai même pas son numéro, et elle, non plus, n’a pas le mien ”, a-t-il déclaré, coupant court aux spéculations.
Le secrétaire général de l’UDPS est allé plus loin en qualifiant cette rumeur de « diversion ». Selon lui, certains acteurs chercheraient à détourner l’attention de l’opinion publique, notamment des révélations attendues concernant Joseph Kabila, ancien chef de l’État de la RDC.
Figure influente de la scène politique congolaise, Jeannine Mabunda a connu une ascension notable sous le régime de Joseph Kabila. Juriste de formation, elle s’est d’abord illustrée dans des fonctions liées à la gouvernance et aux droits des femmes, notamment comme conseillère spéciale du chef de l’État en matière de lutte contre les violences sexuelles.
Elle accède ensuite à des postes de premier plan, dont celui de ministre du Portefeuille, avant d’être élue députée nationale. En 2019, elle devient présidente de l’Assemblée nationale, faisant d’elle l’une des femmes les plus puissantes du pays à l’époque. Son mandat à la tête de la Chambre basse du Parlement prend fin en décembre 2020, à la suite d’une motion de censure dans un contexte de recomposition politique marqué par la rupture entre les camps de Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Depuis lors, Jeannine Mabunda se fait plus discrète sur la scène publique, ce qui contribue à alimenter régulièrement des spéculations sur son positionnement politique.
Ce démenti intervient dans un climat politique toujours sensible en RDC, où les rivalités entre camps politiques continuent de structurer le débat public. La circulation rapide de fausses informations, notamment via les réseaux sociaux, reflète également les tensions persistantes et les enjeux liés au contrôle de l’opinion.
Pour l’UDPS, l’objectif est clair, couper court à toute confusion et recentrer l’attention sur les véritables enjeux politiques du moment.