Par Prosper Buhuru
La montée de la criminalité à Kinshasa ravive les tensions entre responsables politiques et services de sécurité. Le sénateur Gérard Mulumba, alias Gecoco, a publiquement mis en cause la gestion policière de la capitale, dénonçant une situation qu’il juge hors de contrôle.
Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux, ce vendredi 10 avril 2026, l’élu de l’UDPS dresse un tableau sombre de la ville : vols à répétition, meurtres, banditisme urbain et paralysie du trafic. À ses yeux, ces phénomènes prospèrent dans une forme d’impunité, sous le regard d’une police qu’il accuse d’inefficacité. Il va plus loin en pointant directement la responsabilité du commandement de la police urbaine, qu’il qualifie d’inapte à juguler la crise sécuritaire.
Cette sortie intervient dans un climat déjà tendu, marqué notamment par l’attaque d’un cambiste survenue le 9 avril dans la commune de Barumbu. L’intervention des Forces de l’ordre a permis l’arrestation de certains suspects après une course-poursuite, mais plusieurs individus, dont un criminel réputé dangereux, restent en fuite. Selon le commandant de la police de Kinshasa, ce dernier avait pourtant déjà été interpellé par le passé, avant d’être remis en liberté.
Au-delà de cet incident, les faits divers s’accumulent dans plusieurs communes de la capitale. À Ngaliema, un jeune homme a été retrouvé brûlé vif, tandis que des cas de cambriolage ont été signalés récemment à Delvaux et à l’Université pédagogique nationale. Une succession d’événements qui alimente le sentiment d’insécurité parmi les habitants.