Par Gloire Balolage
Les bourgmestres des 24 communes de Kinshasa ont été reçus ce mercredi 27 mai à la vice-Primature du Budget, dans le cadre d’une séance de travail consacrée aux défis liés à l’assainissement de la capitale congolaise. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par les préoccupations croissantes autour de la salubrité urbaine.
En raison de l’indisponibilité du vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, c’est son directeur de cabinet, Blanchard Mongomba, qui a présidé cette réunion de travail avec le collectif des bourgmestres.
Les échanges ont essentiellement porté sur la problématique de l’assainissement de la ville de Kinshasa, un sujet relancé après la récente tournée d’inspection du Président de la République, Félix Tshisekedi, dans plusieurs zones de l’est de la capitale ainsi qu’au Grand Marché de Kinshasa, Zando. Cette visite a remis la question de la propreté urbaine au centre des priorités gouvernementales.
Au cours de la réunion, les bourgmestres ont réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre les orientations du chef de l’État en matière d’assainissement. Ils ont insisté sur leur volonté de contribuer activement à l’amélioration du cadre de vie des habitants, tout en soulignant la nécessité de disposer de moyens adéquats pour atteindre ces objectifs.
Le collectif a également mis en avant ses difficultés sociales et administratives. Selon Bienvenue Mbalibi, coordonnateur adjoint et porte-parole du collectif, les bourgmestres ne perçoivent ni salaire ni prime depuis leur nomination. Il a souligné que cette situation doit être prise en compte en urgence par les autorités compétentes afin de garantir leur motivation et leur efficacité sur le terrain.
Par ailleurs, les responsables communaux ont abordé la question du financement des activités d’assainissement. Le bourgmestre adjoint de Limete, Isaac Mukendi, a évoqué les limites du cadre légal actuel, notamment l’ordonnance-loi n° 18/004, qui ne permet pas aux communes de bénéficier directement des taxes liées à l’assainissement, réduisant ainsi leur capacité d’action.
À l’issue de la rencontre, la délégation s’est dite encouragée par l’écoute du cabinet du vice-Premier ministre. Les autorités présentes ont promis de transmettre ces doléances à la hiérarchie et d’organiser prochainement une séance technique afin d’examiner des solutions durables, laissant entrevoir une possible évolution dans la gestion des ressources dédiées à l’assainissement urbain.