Par Serge Mavungu
Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a placé la communication de risque et l’engagement communautaire au cœur de la réponse à la 17e épidémie d’Ebola.
"Des équipes sont déployées auprès des chefs coutumiers, des évêques, des élèves et des ONG dans les zones touchées", a-t-il dit.
Et le ministre de la Santé de souligner : "L’objectif est d’impliquer directement les communautés dans la riposte".
Le message porté dans cette stratégie de communication de risque est clair : éviter tout contact avec les personnes malades et accepter les inhumations dignes et sécurisées.
" Un corps décédé reste contagieux à cause des sécrétions " , a rappelé le ministre.
C’est par cet engagement communautaire que les populations peuvent adopter les mesures barrières.
En situation d’épidémie, la communication de risque permet de donner une information fiable, de contrer les rumeurs et de rassurer les populations. L’engagement communautaire, lui, crée un lien de confiance entre les autorités sanitaires et les populations. Il favorise l’acceptation des mesures, réduit la stigmatisation des malades et des familles, et améliore le signalement précoce des cas.
Sur le terrain, cette approche accompagne la prise en charge de 230 patients et le suivi de 3600 contacts. Le numéro vert 151, il importe de le rappeler, reste ouvert pour signaler tout symptôme.