Breaking News

Sit-in à Kinshasa : Fayulu dénonce deux morts et plusieurs blessés après des tirs à balles réelles de la police

Catégorie
Image
L'opposant Martin Fayulu lors de cette manifestation réprimée par la police [photo d'illustration]
L'opposant Martin Fayulu lors de cette manifestation réprimée par la police [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Dans une première réaction après les violents incidents survenus lors du sit-in de l’opposition à Kinshasa, ce vendredi 12 juin 2026, l’opposant Martin Fayulu a livré un témoignage particulièrement grave sur le déroulement des événements. Il décrit une intervention musclée des forces de l’ordre qui aurait causé des pertes en vies humaines et de nombreux blessés parmi les militants.

S’exprimant au téléphone avec le journaliste Stanis Bujakera, Martin Fayulu affirme que la situation sur le terrain est rapidement devenue incontrôlable. Il indique que les manifestants, mobilisés contre la proposition de loi sur le référendum, ont été encerclés par les forces de police, rendant toute sortie difficile et accentuant la tension dans la zone.

Selon lui, la dispersion a été marquée par l’usage de moyens de force importants. Il déclare que des éléments de la police auraient tiré à balles réelles sur les manifestants, alors que ces derniers tentaient de se diriger vers des zones stratégiques, notamment aux abords du Palais du Peuple.

Dans la même déclaration, l’opposant évoque également des violences physiques exercées lors de l’intervention. Il affirme que des agents auraient eu recours à des matraques pour frapper des manifestants à la tête et sur différentes parties du corps, provoquant de nombreuses blessures et une scène de panique généralisée.

Martin Fayulu soutient en outre que deux personnes ont perdu la vie au cours de ces affrontements. Il ajoute que, selon ses informations, les corps des victimes auraient été récupérés par les forces de l’ordre et emportés, sans que des précisions supplémentaires ne soient fournies à ce stade.

L’opposant cite également plusieurs blessés parmi les figures politiques présentes sur le terrain. Il mentionne notamment Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, en plus de son propre cas, affirmant que tous ont été touchés lors de la dispersion du sit-in.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques dans la capitale congolaise, après la dispersion du rassemblement organisé par la Coalition Article 64 (C64). À ce stade, les autorités n’ont pas encore officiellement réagi aux accusations formulées par Martin Fayulu, laissant plusieurs zones d’ombre sur le bilan réel des incidents.

Vendredi 12 juin 2026 - 14:39