Par Gloire Balolage
Le Conseil des ministres a adopté, lors de sa dernière session tenue vendredi, un dossier majeur portant sur l’assainissement et la clarification du statut des établissements conventionnés de la Formation professionnelle.
Cette mesure vise à répondre aux dysfonctionnements et aux abus constatés dans la gestion de ces structures, lesquels pèsent sur la masse salariale et fragilisent la gouvernance du secteur.
Ce constat est consigné dans le compte rendu du Conseil des ministres, qui met en exergue l’urgence et la nécessité d’une réforme structurelle du régime des mandats de gestion.
Le document souligne que la prolifération des irrégularités nuit à l’autorité normative de l’État et compromet la protection des finances publiques allouées à la formation professionnelle.
Pour corriger ces dérives, le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, a proposé une refonte du statut juridique des établissements conventionnés.
L’objectif affiché est de maîtriser les effectifs, d’assainir la masse salariale et d’instaurer une gouvernance axée sur la performance, avec des responsabilités clairement définies pour les gestionnaires et des mécanismes de contrôle renforcés.
Le ministre a sollicité l’autorisation d’engager cette réforme dans une logique de responsabilité et de bonne gouvernance, insistant sur la nécessité de sauvegarder les intérêts supérieurs de l’État. Il a notamment recommandé que les modifications s’appuient sur un audit complet du fichier de la paie, afin d’identifier les doublons, les irrégularités et les postes fictifs.
Pour mener à bien ce travail, il est prévu la mise en place d’une commission interministérielle regroupant les ministères de la Fonction publique, du Budget et des Finances, sous la supervision de la Primature. Cette instance aura pour mission de définir le nouveau statut des agents relevant de ces établissements, d’encadrer la maîtrise des effectifs et de proposer des mesures de redressement adaptées aux conclusions de l’audit.
Après débats et délibérations, les membres du gouvernement ont adopté le dossier, ouvrant ainsi la voie à la mise en œuvre des mesures proposées. Cette adoption marque le début d’une phase opérationnelle, notamment la rédaction des textes statutaires, la planification de l’audit de la paie et le déploiement des mécanismes de gouvernance destinés à restaurer, à terme, l’intégrité et l’efficacité du système de formation professionnelle.