Par Gloire Balolage
La réactivation prochaine de la Zone économique spéciale (ZES) de Musompo-Misampa vise à transformer le site en un pôle industriel opérationnel, avec des premières entreprises de transformation attendues dès juin 2027. Un chronogramme contraignant de dix grandes activités a été défini pour permettre le démarrage des travaux d’aménagement dans les 90 jours à venir et accélérer la création d’un environnement favorable aux investisseurs.
Le ministre de l’Industrie a.i. a soumis pour examen et approbation les options retenues pour l’opérationnalisation accélérée de la ZES au Conseil des ministres. Le dossier a été débattu en séance avant d’être adopté par le gouvernement.
Les options approuvées portent principalement sur trois volets : la valorisation du terrain de Musompo comme apport de l’État au capital social de la société de projet (NewCo), l’accélération du processus de création de cette NewCo, seule habilitée à endosser le statut d’aménageur, et l’implication du Conseil congolais de la batterie (CCB) dans le déploiement de la ZES. Ces choix visent à sécuriser le foncier, clarifier la gouvernance et mobiliser l’expertise sectorielle.
Pour tenir les délais, les parties ont convenu d’un calendrier serré de dix étapes clés couvrant la constitution juridique de la NewCo, les études d’architecture et d’ingénierie, la viabilisation du site, la mise en conformité foncière, et les premières opérations d’aménagement. L’objectif est d’engager les travaux d’ici 90 jours et d’accueillir progressivement les premières unités de transformation en juin 2027.
La mise en œuvre effective de cette feuille de route sera assurée par un comité de suivi ad hoc, issu du comité de pilotage des ZES. Ce comité associera la Présidence de la République, tous les ministères concernés, l’Agence des zones économiques spéciales (AZES), le CCB et le partenaire ARISE IIP, sous la supervision de la Première ministre et la coordination technique du ministre de l’Industrie.
La présence du CCB dans le dispositif montre l’importance accordée au secteur des batteries et à la chaîne de valeur minière et industrielle locale, un atout pour attirer des investisseurs ciblés dans la transformation des ressources nationales. La valorisation du terrain comme apport de l’État devrait également faciliter l’équation financière du projet en limitant le besoin immédiat d’investissement public direct.
Adopté après débats et délibérations, ce dossier fixe désormais un cap clair pour l’opérationnalisation de Musompo-Misampa. Son succès dépendra de la rigueur dans l’exécution du chronogramme, de la capacité de la NewCo à jouer son rôle d’aménageur et de l’attraction d’investisseurs solides.