Par Gloire Balolage
L’opposant congolais Seth Kikuni a vivement réagi aux propos attribués au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, tenus à Houston en marge d’une rencontre avec la diaspora congolaise. Dans une publication sur son compte X, il estime qu’« en traitant Joseph Kabila de "chien", Félix Tshisekedi n’a pas seulement insulté un ancien président de la République », mais qu’il a également exprimé un mépris à l’égard des Congolais.
Seth Kikuni affirme également que les violences physiques, verbales et les actes d’intimidation observés dans le climat politique actuel seraient, selon lui, encouragés par les discours et l’attitude du chef de l’État. Il considère que cette situation aurait des répercussions sur les relations politiques internes, notamment envers certaines communautés du pays.
Dans sa déclaration, l’opposant souligne que la rencontre de Houston, intervenue après la performance des Léopards face au Portugal, aurait été marquée par des propos qu’il juge inappropriés, estimant que ceux-ci auraient éclipsé l’exploit sportif de l’équipe nationale.
Il s’interroge par ailleurs sur le respect que le président accorderait au peuple congolais, rappelant des propos antérieurs attribués à Félix Tshisekedi, notamment lorsqu’il aurait qualifié certains citoyens de « niangalakata », et estimant que ces éléments interrogent sur son rapport à la population.
Seth Kikuni va plus loin en mettant en garde contre une éventuelle modification constitutionnelle visant à prolonger le pouvoir du chef de l’État, affirmant que cela pourrait, selon lui, avoir des conséquences graves pour le pays et nécessiter une vigilance accrue de la population.
Dans la même logique, il appelle les citoyens attachés à la démocratie et à l’État de droit à se mobiliser contre ce qu’il qualifie de dérive politique, estimant que le comportement actuel du président constitue une menace pour l’avenir de la République démocratique du Congo.
Enfin, l’opposant conclut en qualifiant le président Félix Tshisekedi de « danger majeur pour l’avenir de la RDC », appelant à une mobilisation générale pour, selon ses termes, « chasser le tyran », des propos qui s’inscrivent dans un climat politique déjà marqué par de fortes tensions entre pouvoir et opposition.