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RDC : Moïse Katumbi dénonce les attaques contre la CENCO et rejette une fois de plus toute tentative de révision constitutionnelle controversée

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L’opposant congolais Moïse Katumbi Chapwe [photo d'illustration]
L’opposant congolais Moïse Katumbi Chapwe [photo d'illustration]

Par Serge Mavungu

Dans un contexte marqué par de vives tensions politiques autour des prises de position de la CENCO – Conférence épiscopale nationale du Congo –, le président du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, a vivement réagi aux attaques dont l’institution religieuse fait l’objet depuis sa récente déclaration intitulée « La Nation est en péril ».

Répondant aux questions du journaliste Stanis Bujakira Tshiamala, l’opposant congolais a condamné ce qu’il qualifie de campagne de diabolisation contre l’Église catholique et a mis en garde contre toute tentative de modification de la Constitution en dehors d’un large consensus national.

Aux responsables de la coalition au pouvoir qui multiplient les critiques contre la CENCO, Katumbi répond sans détour : « Il est absolument inadmissible d’assister à ce déferlement de critiques, à cette méchanceté organisée et à cette campagne de diabolisation contre l’Église catholique. Cette Église est notre repère moral, notre boussole dans la tempête, la conscience de la Nation ».

Interrogé sur les accusations selon lesquelles la CENCO ferait le jeu de l’opposition, voire de l’ennemi, le président d’Ensemble pour la République dénonce une stratégie politique récurrente du pouvoir.

« Avec ce régime, la méthode est désormais connue : dès que vous osez exprimer un avis contraire, vous êtes immédiatement taxé de complicité avec l’agresseur, traité d’antipatriote. C’est lâche et dangereux », a-t-il ajouté.

Il rappelle aussi le rôle historique de l’Église dans les processus politiques récents : « Cette même Église que le pouvoir vilipende aujourd’hui est celle qui s’est tenue debout pour arracher l’alternance pacifique. Une alternance dont profitent aujourd’hui ceux-là mêmes qui l’insultent. Quelle ingratitude ! Quelle amnésie politique. »

Fermeté sur la Constitution

Abordant la question sensible d’un éventuel changement constitutionnel, Katumbi adopte un ton ferme : « Je le dis avec la plus grande fermeté : nous ne laisserons pas une poignée d’individus prendre en otage tout un peuple pour tripatouiller la Constitution. Cette Constitution n’est pas un brouillon. Elle est le fruit du sang, des larmes et du consensus. Elle a sauvé ce pays du chaos. »

En conclusion, l’opposant congolais résume sa position en des termes particulièrement fermes : « Toucher à l’Église, c’est toucher au peuple. Toucher à la Constitution, c’est déclarer la guerre à la République. Le peuple congolais n’est pas dupe. »

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Mercredi 24 juin 2026 - 12:22