Par Patrick Kitoko
L’opposant congolais Martin Fayulu a lancé un appel à la mobilisation populaire en vue d’une « grande marche nationale » prévue le 8 juillet 2026 à travers les principales villes de la République démocratique du Congo.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le président de l’ECiDé — Engagement pour la citoyenneté et le développement — a rendu hommage aux victimes des événements du 12 juin, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de répression orchestrée contre les opposants au projet de révision de la Constitution.
Martin Fayulu a accusé les autorités d’« instrumentaliser les pasteurs endormis », faisant allusion aux responsables des églises dites de réveil, ainsi que des groupes armés assimilés à des milices, pour étouffer la contestation populaire.
Il estime que ces actions visent à faire taire les voix opposées à toute modification de la loi fondamentale. L’opposant a également appelé l’ensemble du peuple congolais à participer massivement à la manifestation du 8 juillet, qu’il présente comme une mobilisation nationale en faveur du respect de la Constitution. À cette occasion, il a réclamé « la démission de Félix Tshisekedi pour tentative de violation de la loi fondamentale ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution, un sujet qui continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile congolaise.