Par Serge Mavungu
La République démocratique du Congo estime avoir franchi une étape importante dans la mise en œuvre de ses engagements liés au processus de paix et appelle désormais au respect des engagements pris par le Rwanda, notamment le retrait de ses troupes du territoire congolais.
Lors du Special Briefing Presse consacré à l’évolution du processus de paix, organisé ce mardi 28 juillet au Studio Maman Angebi de la RTNC, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a présenté la signature par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) d’un protocole de désarmement, démobilisation et cantonnement comme une avancée significative.
Selon le ministre, cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’accord de paix signé à Washington entre la RDC et le Rwanda, sous la facilitation des États-Unis, ainsi que dans le Concept opérationnel (CONOPS) qui en découle.
Dans cet accord, a-t-il rappelé, chaque partie a pris des engagements précis. La RDC s’est engagée à neutraliser le mouvement FDLR, tandis que le Rwanda devait procéder au retrait de ses forces du territoire congolais, présenté dans le cadre du processus comme la levée des "mesures défensives".
Pour Floribert Anzuluni, l’entrée des FDLR dans un processus de désarmement constitue une preuve de l’engagement de Kinshasa à respecter ses obligations.
"C’est une preuve suffisante de cet engagement", a-t-il estimé, appelant dès lors à l’application des autres dispositions prévues par l’accord, notamment le retrait des troupes rwandaises.
Le ministre a insisté sur le fait que les engagements doivent être appliqués par toutes les parties prenantes. Selon lui, la neutralisation de la menace FDLR ne peut plus servir de justification au maintien de forces étrangères sur le sol congolais.
Floribert Anzuluni a par ailleurs expliqué que les zones identifiées comme abritant potentiellement des éléments FDLR ont fait l’objet d’une évaluation dans le cadre du processus. Il a précisé que plusieurs de ces zones se trouvent actuellement hors du contrôle des forces armées congolaises.
Avec la signature du protocole par les FDLR, Kinshasa considère avoir créé les conditions nécessaires pour une nouvelle étape du processus de paix : l’application complète des engagements pris, notamment le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.