Par Don Benjamin Makolo
Figure de proue de la coalition pour l’article 64 de la Constitution, C64, Martin Fayulu relance le débat sur la légitimité du pouvoir en République démocratique du Congo. Invité sur les antennes de TV5Monde, l’opposant congolais a estimé que Félix Tshisekedi est légal au pouvoir, tout en contestant la légitimité politique de son mandat.
« Tshisekedi est illégitime, ça on le sait, mais il est légal. Simplement parce que la Cour constitutionnelle a dit qu’il était là », a déclaré Martin Fayulu.
Pour l’opposant, cette distinction entre légalité et légitimité constitue l’une des principales difficultés du pays. Il s’appuie sur la Constitution congolaise, qui évoque les crises récurrentes ayant marqué l’histoire de la RDC et les attribue notamment au déficit de légitimité des institutions et de leurs dirigeants.
« Tshisekedi est illégitime, c’est pour cela qu’il n’arrive pas à avancer. S’il était légitime, tout le peuple serait derrière lui », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, Martin Fayulu plaide pour l’ouverture d’un dialogue politique. Selon lui, cette démarche devrait permettre de « pacifier le pays », de préserver son intégrité territoriale et de créer les conditions nécessaires à l’organisation des élections.
L’opposant inscrit cette revendication dans la perspective de l’échéance de 2028. Il affirme que Félix Tshisekedi devra quitter le pouvoir à cette date, indépendamment du contexte politique.
« En 2028, élections ou pas, qu’il le veuille ou non, Tshisekedi doit partir », a martelé Martin Fayulu.
Cette sortie intervient alors que la question du dialogue politique, de la légitimité des institutions et de la prochaine présidentielle reste au cœur des débats de la classe politique congolaise. Martin Fayulu entend ainsi remettre la question de l’alternance et du respect des échéances constitutionnelles au centre du débat national.