Breaking News

Masisi : des milliers de familles fuient les combats entre l’AFC-M23 et les Wazalendo, la société civile alerte sur les risques sanitaires

Catégorie
Image
Les déplacés fuyant la guerre [photo d’illustration]
Les déplacés fuyant la guerre [photo d’illustration]

Par la Rédaction

Des milliers de familles continuent de quitter leurs localités dans plusieurs secteurs du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, à la suite des affrontements entre l’AFC-M23 et les combattants Wazalendo, survenus ce vendredi 21 août 2026. Face à cette nouvelle vague de déplacements, la société civile de Katoyi alerte sur les risques sanitaires auxquels sont exposées les populations déplacées, dans un contexte où les structures de santé de la région disposent déjà de moyens limités.

La situation s’est particulièrement tendue dans le groupement Ufamandu 1er, au sud du territoire de Masisi, où de violents combats ont été signalés jeudi jusqu’à tard dans la soirée. Selon des sources locales citées par nos confrères de Radio Okapi, la grande agglomération de Remeka ainsi que les villages de Myano et Katuunda ont été touchés par ces affrontements. Plusieurs autres localités de cette entité seraient également presque entièrement vidées de leurs habitants.

Pour échapper aux violences, les populations se sont principalement dirigées vers Ufamandu 2, dans le secteur de Katoyi, ainsi que vers Waloa Loanda, dans le territoire voisin de Walikale. Ces mouvements de population accentuent la pression sur les zones d’accueil, alors que les besoins essentiels des familles déplacées restent importants, notamment en matière de soins de santé et de prévention sanitaire.

La société civile de Katoyi se dit particulièrement préoccupée par les conditions sanitaires dans les zones d’accueil. Elle redoute que l’arrivée massive de personnes déplacées, combinée au faible approvisionnement des structures sanitaires locales, ne favorise la propagation de maladies. Les capacités limitées des services de santé constituent une source supplémentaire d’inquiétude pour les communautés contraintes de fuir les combats.

Cette situation intervient alors que la République démocratique du Congo fait face à plusieurs alertes sanitaires dans l’Est. La société civile appelle les autorités ainsi que les organisations humanitaires à intervenir rapidement en faveur des populations déplacées. Elle insiste particulièrement sur le renforcement de l’accès aux soins et des mesures de prévention dans les différentes zones d’accueil.

Les violences ne se limitent toutefois pas au sud du territoire de Masisi. D’autres affrontements ont été signalés jeudi à Nkingwe, dans le groupement Bashali Mokoto, au nord-ouest de Masisi, près de l’axe menant vers Pinga, dans le territoire de Walikale. Selon des notabilités locales, les combattants Wazalendo auraient repoussé une attaque de l’AFC-M23. Ces informations n’ont cependant pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Ces nouveaux affrontements témoignent d’une situation qui demeure volatile dans plusieurs zones du territoire de Masisi. La poursuite des combats entre l’AFC-M23 et les Wazalendo continue d’alimenter les déplacements de populations et de compliquer l’accès aux services essentiels. Dans les zones d’accueil, les préoccupations sanitaires s’ajoutent désormais aux conséquences humanitaires déjà liées à ces déplacements. La société civile appelle à une assistance urgente en faveur des familles affectées.

Étiquettes
Vendredi 21 août 2026 - 14:45