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RDC : Jean-Pierre Lisanga Bonganga et le RCET-CPS appellent les Kinois à boycotter la marche du 15 septembre organisée par la C64

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Jean-Pierre Lisanga Bonganga et les membres du RCET-CPS
Jean-Pierre Lisanga Bonganga et les membres du RCET-CPS

Par Don Benjamin Makolo

Le Rassemblement des Congolais pour la défense du territoire et de la Constitution (RCET-CPS), dirigé par Jean-Pierre Lisanga Bonganga, appelle les habitants de Kinshasa à ne pas prendre part à la marche annoncée par la C64 pour ce mardi 15 septembre 2026. Dans une déclaration faite ce lundi 14 septembre à Kinshasa, cette formation politique qualifie cette manifestation de démarche « insurrectionnelle » et invite les Kinois à privilégier la paix et la stabilité.

Jean-Pierre Lisanga Bonganga affirme que cette marche servirait, selon lui, les intérêts de l’ancien président Joseph Kabila ainsi que ceux de Corneille Nangaa et de Paul Kagame. « Un vrai Kinois sait qu’il ne doit pas participer à une marche dont il sait qu’elle va soutenir les actions de Kabila. Cette marche soutient Kagame, elle soutient Nangaa », a-t-il déclaré, appelant la population à ne pas se laisser mobiliser pour, selon lui, servir de « couverture » à d’autres objectifs politiques.

Le responsable du RCET-CPS redoute particulièrement la présence massive de participants en cette période de rentrée parlementaire. Il estime que les organisateurs pourraient chercher à profiter de l’affluence habituelle autour de cette rentrée pour créer des troubles et donner une certaine visibilité à la manifestation. « Ils veulent profiter du grand nombre de nos compatriotes qui seront présents, parce qu’ils savent que le jour de la rentrée, beaucoup de personnes viennent, y compris des proches qui accompagnent les députés de leurs partis, avec plusieurs drapeaux », a-t-il expliqué.

Lisanga Bonganga appelle ainsi les forces de l’ordre à rester vigilantes face aux éventuels fauteurs de troubles, tout en demandant que les députés puissent exercer normalement leur mandat. « Nous disons donc, comme le président vient de le dire, que la police fasse son travail, qu’elle détecte et identifie les personnes qui viennent pour semer le désordre et qu’elle laisse les députés faire leur travail », a-t-il déclaré.

Le président du RCET-CPS rappelle enfin que la cérémonie de rentrée parlementaire ne constitue pas, selon lui, une séance de débat permettant aux députés de prendre individuellement la parole. « Ce jour-là, c’est l’ouverture. Ce n’est pas un débat. Il y a seulement les discours du président de l’Assemblée nationale et du président du Sénat, puis les participants se lèvent et repartent », a-t-il souligné, avant de s’interroger sur l’objectif de ceux qui voudraient empêcher les parlementaires de participer à cette cérémonie.

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Lundi 14 septembre 2026 - 15:18