Par Gloire Balolage
Les activités socio-économiques tournent au ralenti, voire sont paralysées dans plusieurs secteurs de la ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, ce lundi 14 septembre 2026. Cette situation fait suite à l'appel de la société civile à observer une journée de deuil pour dénoncer l'insécurité et rendre hommage aux personnes tuées dans la ville depuis le début de l'année.
Le commerce, le transport et l'éducation figurent parmi les secteurs les plus affectés par cette mobilisation. Dans plusieurs quartiers, la mesure a entraîné une baisse des activités, alors que des habitants ont choisi de rester chez eux. Cette journée de deuil intervient notamment après plusieurs cas de tueries enregistrés ces derniers mois dans la ville de Beni.
Parmi les derniers incidents évoqués figure le meurtre d'un couple dans le quartier Butanuka, dans la commune de Beu, la semaine dernière. Deux autres civils ont également été tués, selon les informations à l'origine de cet appel à observer une journée de deuil. Plusieurs personnes ont par ailleurs perdu la vie au cours des deux derniers mois à la suite d'incursions nocturnes menées par des bandits armés dans différents quartiers de la ville.
Le secteur de l'éducation a également été touché par cette situation. Dans plusieurs établissements scolaires, des élèves ont été renvoyés à la maison dès les premières heures de la journée, dans un contexte marqué par la peur. Deux apprenants abordés dans le quartier Biautu, dans la commune de Beu, ont indiqué que leurs chefs d'établissements leur avaient demandé de rentrer en raison de l'absence d'activités prévue ce lundi, sur fond d'insécurité.
Pendant ce temps, les services de sécurité ont mené une opération de bouclage mixte PNC-FARDC dans la cellule Nyakalibwa, au quartier Mambango, dans la commune de Bungulu. Cette opération a conduit à l'interpellation de vingt personnes. Les agents ont également saisi des effets militaires, trois motos ainsi qu'une machine tronçonneuse.
Un triage a ensuite été effectué sur place par les services spécialisés. À l'issue de cette opération, neuf personnes ont été relâchées, de même que deux motos. Onze personnes restent détenues et ont été mises à la disposition des services de sécurité, tandis qu'une moto demeure saisie.