Par Grevisse Tekilazaya
Les réactions se poursuivent après le crash d’un avion survenu à Kenge, dans la province du Kwango, qui a fait 17 morts. Parmi les victimes figurent notamment deux hauts responsables militaires, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire.
Joint par la rédaction, le député national élu de Ngaliema, Nicolas Wemakoy, s’interroge sur les conditions dans lesquelles le déplacement de ces deux officiers a été organisé et estime que des explications doivent être fournies sur la gestion de leur mission.
« Lorsque je parle d’un problème de gestion, j’estime qu’il y a des gens qui doivent être sécurisés de la plus belle manière. Le général Likulia, je le connais bien. C’est un homme honnête et engagé pour la justice dans notre pays. Son collègue Joseph Mutombo a fait toute sa carrière dans la magistrature. Ce témoignage n’est pas parce qu’il est décédé », a-t-il déclaré.
Pour cet élu, la nature de la mission ayant conduit les deux hauts gradés à Kikwit mérite également d’être clarifiée. Il estime que les circonstances de leur déplacement doivent être examinées dans le cadre des enquêtes en cours.
« Je pense que le déplacement de ces hauts gradés devrait être sécurisé au plus haut point. Leur mouvement devrait être pris en charge par la République. Sur le plan sécuritaire, les responsables doivent des explications. Les enquêtes doivent être menées », a ajouté Nicolas Wemakoy.
Le crash de Kenge, survenu le 25 septembre alors que l’appareil effectuait la liaison Kikwit-Kinshasa, a fait 17 morts, selon le bilan communiqué par les autorités locales. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances et les causes de l’accident.
Par ailleurs, le gouvernement a annoncé la mise en berne des drapeaux sur toute l’étendue du territoire national à compter du lundi 28 septembre et jusqu’à l’inhumation des victimes, dans le cadre du deuil national décrété après le drame.