Par Fadi Lendo
La Mission d'Observation Electorale (MOE) CENCO-ECC rappelle toutes les parties prenantes , au travers d'un communiqué fait le 04 mai à Kinshasa, que l'audit externe crédible du fichier électoral de la République Démocratique du Congo en chantier reste un élément central qui va participer à la construction d'un consensus sur les listes électorales.
La Mission insiste sur le fait que l'audit externe reste l'une des conditions sine qua non pour amplifier la confiance du public à l'Organisation de Gestion des Élections de la RDC et au processus électoral lui-même.
" Ainsi la MOE CENCO-ECC recommande à la CENI de s'en tenir au principe de l'audit externe du fichier électoral dans les délais convenables , en opérant des réaménagements à l'intérieur du calendrier électoral , comme il a été question avec les différentes périodes de rattrapage accordées aux candidats électeurs" lit-on.
Il importe de rappeler que l'Organisation Internationale de la Francophonie avait décliné l'offre de la CENI en évoquant un délai étriqué imparti à la mission d'audit dudit fichier.
La MOE CENCO-ECC dit , en outre, être profondément préoccuper par la controverse constatée ces derniers jours autour de l'audit externe du fichier électoral notamment la position de la société civile qui consiste à renfermer cette démarche au niveau national sur base d'éléments que la MOE trouve politiques et non techniques.
La mission CENCO -ECC apprécie et remercie, par ailleurs, d'avoir mis à la disposition de toutes les parties prenantes les termes de référence des journées portes ouvertes.
Elle sollicite, cependant, de la CENI l'organisation d'un cadre de concertation avant l'audit externe du fichier électoral et la publication des statistiques pour se convenir sur les termes de référence de l'audit externe du fichier électoral et apporter des éclairages concernant la situation des matériels électoraux sensibles qui se sont retrouvés entre les mains des individus ainsi que d'autres faits soulevés par la MOE dans ses différents rapports.
" Ce cadre de concertation devra réunir les représentants de la majorité au pouvoir, ceux de l'opposition, la CENI et les MOES accréditées ayant publiés au moins un rapport sur l'opération de l'enregistrement des électeurs" écrit la mission d'observation.
Elle recommande aussi que les réponses aux questions du formulaire soumis à la CENI lors des journées portes ouvertes et les clarifications à apporter lors du cadre de concertation sollicité soit publier dans les tous prochains jours afin de contribuer à la transparence du processus électoral et , par ricochet , à la mobilisation de la confiance du public audit processus.