Nord-Kivu : “le Mouvement Rien Sans les Femmes” plaide pour le vote d'une loi spécifique pour lutter contre les VGB

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[Photo d'illustration]
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Par Gloire Baloge/ Correspondance Goma

Le Mouvement Rien Sans les Femmes femmes plaide pour le vote d'une loi spécifique pour lutter contre les violences basées sur le genre (VBG) en République démocratique du Congo (RDC) et en particulier en province du Nord-Kivu qui reste victime des atrocités de guerre causée par des groupes armés qui jettent à la porte des milliers des familles dont les victimes principales sont les femmes.

Cette organisation féminine l'a déclaré, vendredi 25 novembre 2022, à l'occasion du lancement officiel par le gouvernement provincial de la campagne tolérance zéro et 16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles qui va partir du 25 novembre au 10 décembre 2022 sous le thème provincial " unissons nous tous ensemble pour la protection et la prévention des violences faites aux femmes et aux jeunes filles dans le contexte de conflit au Nord-Kivu".

Selon Nelly Kyeya, point focale de ce mouvement féministe en province, il manque une loi spécifique pour protéger le genre et éliminer toutes formes des violences ou d'abus et surtout contre les femmes et les jeunes filles mais également décourager les coutumes rétrogrades.

"Pour moi il y a des résultats qu'on est en train d'observer, grâce aux sensibilisations, faites, des plaidoyers, et surtout la contribution que nous avons faite, pour influencer le vote de la loi portant violences sexuelles, ce qui manque c'est la loi spécifique portant violences sexuelles basés sur le genre, lorsqu'on aura cette loi elle va tabler sur le sus et coutumes, donc il y a beaucoup des pratiques discriminatoires envers les femmes, dont la communauté a normaliser, les coutumes rétrogrades continuent à mettre la femme dans une mauvaise condition, des violences psychologiques, il y a pas une loi qui table sur la question toutes les femmes de se lever et les hommes pour bannir ça", a-t-elle déclaré.

Plusieurs organisations qui luttent pour les droits des femmes ont rehaussé de leur présence cette activité pour hausser le ton sur les violences de tout genre que subissent cette catégorie de personnes dans la société.

Ces dernières ont formulé différentes recommandations adressées au gouvernement notamment d'être sévères dans la répression et l'exécution des peines qu'on inflige aux acteurs des violences faites aux femmes et aux jeunes filles.