Agression rwandaise : le collectif des mouvements citoyens et groupes de pressions appelle à une journée ville morte ce jeudi 26 janvier à Goma

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Le collectif des mouvements citoyens lors d'un point de presse à Goma [photo d'illustration]
Le collectif des mouvements citoyens lors d'un point de presse à Goma [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage 

Après leur manifestation du 18 janvier dernier, le collectif des mouvements citoyens et groupes de pression annonce une journée ville morte, ce jeudi 26 janvier 2023, en ville de Goma pour décrier l'insécurité grandissante dans la province du Nord-Kivu. Ce collectif l'a fait savoir dans un communiqué de presse rendu public, lundi 23 janvier.

Ces mouvements pro démocraties regrettent et dénoncent la répression par la police nationale congolaise de leur manifestation pacifique du 18 janvier dernier. Ils fustigent la passivité de la force régionale de l'EAC face aux terroristes du M23 qui occupent jusque-là plusieurs zones du territoire de rutshuru et Nyiragongo.

Ils remercient par ailleurs la population d’avoir pris part à la récente manifestation. " Nous l'appelons patriotiquement à observer une ville morte ce jeudi 26 janvier 2023, façon d’épargner notre pays du plan de la balkanisation", disent-ils.

Et de poursuivre : "Nous exigeons le retrait prompt et sans conditions des forces étrangères sur notre territoire notamment l’armée Kényane de l'EAC qui ne respecte pas sa mission inhérente telle que mentionnée dans l'accord du mini-sommet de Luanda du 23 novembre 2022 et dire non à l'arrivée de 750 militaires sud-soudanais," ont-ils ajouté.

Ces derniers appellent également le gouvernement congolais à rompre définitivement les relations diplomatiques et économiques avec le Rwanda, à cause de son financement matériel et financier aux terroristes du M23 à travers la fermeture des frontières congolo-rwandaises.