Par Gloire Balolage
La riposte contre la maladie à virus Ebola fait face à de nouvelles inquiétudes sécuritaires dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. À Beni, un agent chargé de l’enterrement digne et sécurisé des dépouilles a été violemment agressé ce mercredi 19 août, alors qu’il intervenait pour récupérer le corps d’une personne présumée décédée d’Ebola.
Selon plusieurs sources locales, l’agent a été pris à partie au moment où il accomplissait cette mission. Cette agression intervient alors que les équipes engagées dans la riposte poursuivent leurs interventions auprès des communautés, notamment pour assurer la prise en charge sécurisée des dépouilles susceptibles d’être liées à Ebola.
À Butembo, dans le Nord-Kivu, le Centre hospitalier Bora Maisha, situé à Vulamba, a été incendié vers 2 heures du matin ce mardi 18 août par des inconnus, après la notification d’un cas d’Ebola. Aucun mort ni blessé n’a été signalé, mais l’un des trois blocs de l’établissement a été fortement endommagé.
La situation est également préoccupante en Ituri. À Aru, une ambulance a été incendiée et deux autres endommagées lundi 17 août au Centre de santé de référence de Kandoy, lors de violences liées au transfert d’un patient suspecté d’Ebola. Un chauffeur d’ambulance ougandais a été blessé au cours de ces violences.
Ces incidents touchent directement les moyens essentiels à la riposte, alors que les ambulances sont nécessaires au transfert des patients et des cas suspects vers les structures appropriées.
De Beni à Butembo, jusqu’à Aru, ces incidents mettent en évidence les risques auxquels sont exposés les agents, les structures sanitaires et les moyens logistiques mobilisés contre Ebola.