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Nord-Kivu: quatorze ONGs environnementales dénoncent l'implication de l'EAC au côté du M23 dans le pillage des ressources du Parc des Virunga

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Vue de l'entrée des offices du Parc National des Virunga secteur sud à Rumangabo.
Vue de l'entrée des offices du Parc National des Virunga secteur sud à Rumangabo.

Par Prosper Buhuru

Dans une correspondance adressée au chef de l’État dont une copie est parvenue à Opinion-info.cd, jeudi 27 juillet 2023, quatorze organisations intervenant dans le secteur de l'environnement en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, reprochent au mouvement terroristes du 23 mars ( M23,) soutenu par le Rwanda; de faire le braconnage, la carbonisation, le trafic de bois et charbon de bois, le trafic des bébés primates et autres dans dans le Parc National des Virunga.

Pour ces organisations, entre autres Innovation pour le Développement et la Protection de l'Environnement (IDPE), le Centre de Recherche sur l'Environnement, la Démocratie et les Droits de l'Homme (CREDHO), Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH), la situation du Parc des Virunga devient de plus en plus inquiétante depuis la résurgence de mouvement terroriste (selon le gouvernement congolais) du M23.

Ces structures non gouvernementales parlent en particulier des secteurs Centre et Sud de ce patrimoine mondial composé respectivement des territoires de Rutshuru et Nyiragongo, dont une grande partie n’est plus contrôlée par les écogardes et ses gestionnaires.

«Dans ces espaces, toutes les activités de conservation se sont arrêtées depuis plus d’une année» font savoir ces organisations. Pour ce fait, elles déplorent ce qu’elles qualifient « de la force régionale de l’EAC, qui est pourtant déployée dans la zone et où elle est sensée appuyer le Gouvernement congolais au rétablissement de la paix et restauration de l’autorité de l’Etat.»

A cet effet, ces organisations qui promeuvent la protection de l'environnement et la conservation de la nature, plaident pour qu’une solution urgente soit trouvée afin de sauver ce site classé parmi le patrimoine mondial par l’UNESCO. En outre, ces ONG demandent au chef de l’Etat d’inclure, dans ses actions diplomatiques, la nécessité de protéger ce qui reste du Parc national des Virunga.

Toutefois, les quatorze Asbl exigent une enquête mixte, impliquant l’EAC, la Monusco et la CIRGL pour réprimer ces actes qu’elles appellent crimes environnementaux et crime de guerre.

Jeudi 27 juillet 2023 - 13:42