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Nord-Kivu : Un an après le carnage de Goma, Human Wright Watch indigné de la non indemnisation des victimes

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Quelques adeptes de la secte mystico-religieuse wazalendo arrêtés par les forces de défense et de sécurité dans une manifestation anti-monusco dans la ville de Goma, mercredi 30 août 2023. Crédit photo: Justin Kabumba
Quelques adeptes de la secte mystico-religieuse wazalendo arrêtés par les forces de défense et de sécurité dans une manifestation anti-monusco dans la ville de Goma, mercredi 30 août 2023. Crédit photo: Justin Kabumba

Par Prosper Buhuru

30 août 2023-30 août 2024, un an déjà jour pour jour que la communauté se rappelle d'un carnage effectué à Goma par les forces de l'ordre et de sécurité de la RDC -République démocratique du Congo-, contre les adeptes de la secte mystico-réligieuse FNJMN -Foi Naturelle Judaïque Messianique vers les Nations-, dit Wazalendo. Ce jour là, au-moins 57 personnes avaient perdu la vie, selon un rapport officiel publié par le Gouvernement congolais.

Cependant, Human Wright Watch est écœuré de voir que les autorités congolaises n'ont toujours pas enquêté de manière exhaustive sur les responsables de haut rang impliqués. «Un an plus tard, les autorités congolaises ont poursuivi en justice plusieurs personnes, mais les enquêtes restent limitées et aucune indemnisation n'a été versée aux victimes», a déclaré Lewis Mudge, directeur de cette organisation des droits humains en Afrique centrale.

«Tous les responsables, indépendamment de leur grade ou leur statut, devraient être poursuivis en justice, et les personnes qui ont subi des dommages devraient être indemnisées promptement et équitablement», a recommandé Lewis Mudge.

Rappelons que le gouverneur militaire de province, à l'époque le lieutenant-général Constant Ndima Kongba, avait été urgemment rappelé à Kinshasa, pour justifier ce massacre. Depuis lors, il a été remplacé à la tête du Nord-Kivu. Et jusqu'à aujourd'hui, rien n'a fuité sur le sort lui réservé, pourtant cité par d'autres prévenus comme principal auteur de ces tueries.

«Où est ma responsabilité dans tout ça ? On me dit que je suis ici parce que je suis le commandant BIA. Pourquoi je ne vois pas ici le gouverneur, qui était le commandant des opérations au Nord-Kivu ? Il doit venir ici éclairer la Cour, parcequ'il a tout nié alors que c'est lui qui coordonnait tout avec ses conseillers», clamait le Colonel Mike Mikombe de la Garde Républicaine, condamné à perpétuité dans ce dossier puis révoqué de l'Armée congolaise.

Vendredi 30 août 2024 - 11:30