Par Fadi Lendo
Le parti politique Ensemble pour la République hausse le ton autour de la situation liée aux travaux de réhabilitation de la piste d'atterrissage du village de Mulonde, à Pweto, entre l'opposant Moïse Katumbi et les institutions de la RDC -République démocratique du Congo-.
A travers la déclaration de ce lundi 7 octobre, le parti de Moïse Katumbi déclare qu'il ne sera jamais question de laisser toucher impunément à son leader, pour le soumettre à ce qu'il qualifie de "parodie de justice".
D'après cette déclaration, Ensemble pour la République soutient que Moïse Katumbi n'a ni construit, ni modifié, ni modernisé, encore moins exploité la piste d'atterrissage de Mulonde, qui fait l'objet d'une réhabilitation à l'issue de laquelle le contrôle de cette piste reviendrait à son leader.
"Ensemble pour la République exprime son indignation face aux stratagèmes déployés par le régime, qui, par une interprétation biaisée et incomplète de la loi, cherche à instrumentaliser celle-ci, dans le seul but de persécuter le président Moïse Katumbi. Il convient de rappeler que les pistes de Kilwa, Kashobwe, Kasenga, Pweto, dans le Haut-Katanga, et, plus récemment, celle de Kibombo, en province du Maniema, toutes réhabilitées par Moïse Katumbi, sont entièrement sous le contrôle des autorités établies en la matière", a souligné cette formation politique.
Pour rappel, L'AAC -Autorité de l'Aviation Civile- de la RDC -République démocratique du Congo- a accusé l'opposant congolais, Moïse Katumbi, d'être en violation flagrante de la loi et de ses mesures d'exécution, en raison de l'absence d'une autorisation préalable du ministre ayant l'Aviation Civile dans ses attributions, au sujet de la réhabilitation d'une piste d'atterrissage à Mulonde, dans le territoire de Pweto, où il aurait déjà lancé les travaux.
Le directeur juridique de cette institution, Anatole Kanyanga, a, ultérieurement, indiqué, dans un accusé de réception daté du jeudi 3 octobre, suite à la demande formulée par Moïse Katumbi, qu'il y a toute une procédure appropriée pour le traitement des demandes des requérants, en l'occurrence, la procédure POAC-AGA-14-08 , relative à l'octroi d'une autorisation de construction d'un aérodrome ou d'une hélistation, spécialement en son point 5, ainsi qu'un modèle de formulaire, le FOAAC-AGA-14-01.
"Permettez-moi de rappeler, d'entrée de jeu, que la construction, l'exploitation, l'entretien d'un aérodrome, soit-il à usage privé, sont réglés en République démocratique du Congo par les dispositions pertinentes de la loi n°10/014 du 31 décembre 2010 relative à l'Aviation Civile, telle que modifiée et complétée à ce jour par la loi n°23/001 du 12 janvier 2023, ainsi que par les mesures d'exécution de la loi précitée", avait-il répondu à Moïse Katumbi.
En clair, étant donné que l'opposant n'a pas saisi au préalable l'autorité compétente, avant d'entreprendre les travaux de réhabilitation de ladite piste, il se trouve en situation de violation flagrante.