Lancement du mécanisme de vérification ad hoc à Goma: «Nous ne voyons pas des signaux clairs pour dire qu’on va respecter ce qu’on vient de dire» (Jean-Claude Bambanze)

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Jean-Claude Bambanze, président de la société civile du territoire de Rutshuru au Nord-Kivu
Jean-Claude Bambanze, président de la société civile du territoire de Rutshuru au Nord-Kivu

Par Prosper Buhuru

 

Les animateurs des organisations de la société civile ayant pris part, ce mardi 05 novembre 2024, aux travaux de lancement du mécanisme de vérification ad hoc renforcé à Goma, disent être insatisfaits des décisions ressorties.

C’est, entre autres, Jean-Claude Bambanze, président de la société civile du territoire de Rutshuru, une zone totalement occupée par ĺes rebelles de la coalition M23-AFC, soutenue par le Rwanda, selon le Gouvernement congolais. Celui-ci reste sceptique et évoque des ambiguïtés qui ont caractérisé ce processus. 

«Nous ne voyons pas des signaux clairs pour dire qu’on va respecter ce qu’on vient de dire ici. Et surtout, j’insiste encore une fois, qu’il y avait des ambiguïtés dans les propos du ministre rwandais des Affaires étrangères. Il a dit qu’ils vont vérifier les relations entre les deux pays et, enfin, il a dit qu’ils vont lever des mesures de défense», rapporte-t-il avec scepticisme.

Les propos de Olivier Duhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, suscitent des interrogations dans le chef du sieur Bambanze, président de la coordination territoriale de la société civile de Rutshuru.

«C’est quoi ces mesures de défense ? Pourquoi il n’a pas dit clairement qu’ils vont retirer les RDF sur le sol congolais ?», s’interroge-t-il, tout en rappelant les résultats caducs de la feuille de route de Luanda, qui était suivie de la conquête des localités de Kalembe, dans le territoire de Walikale et Kamandi Gîte, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. 

Dans la foulée, cet acteur social et défenseur des droits de l’homme a, plutôt, exigé des sanctions contre toutes les parties qui violent le cessez-le-feu, et le retrait immédiat de tous les militaires rwandais du territoire congolais.

Pour rappel, à la veille de ces travaux, des violents combats ont été signalés dans la localité de Kahira, en territoire de Masisi. Les rebelles de la coalition M23-AFC ont attaqué les positions des résistants patriotes dits Wazalendo dans la région. Les sources dignes de foi, jointes par Opinion-info.cd, affirment que les combattants des groupes d’auto-défense ont, à l’issue des hostilités, repris le contrôle de ce village.

Mardi 5 novembre 2024 - 19:53