Par la Rédaction
Un communiqué officiel du Sieur Ephrem Kabasha, administrateur du territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu, sous l'autorité de l’Armée rwandaise, suscite une vive inquiétude parmi les agriculteurs locaux. Ce document accorde un délai de 15 jours, à compter du 1er mars 2025, pour retirer les récoltes du Parc National des Virunga, sous peine d'interdiction d'accès et d'exploitation.
Cette décision, présentée comme une mesure de protection du parc, a des conséquences désastreuses pour les populations locales, dont la survie dépend en grande partie de l'agriculture. De nombreux agriculteurs ont investi leurs ressources et leur travail dans ces cultures, qui représentent leur principale source de revenus et de nourriture.
L'ultimatum de 15 jours est jugé irréaliste par de nombreux agriculteurs, qui estiment qu'il est impossible de récolter toutes les cultures dans ce délai. Ils craignent de perdre leurs récoltes, ce qui aggraverait l'insécurité alimentaire déjà catastrophique dans la région.
Les agriculteurs déplorent également le manque de concertation et de dialogue avec les autorités. Ils estiment que cette décision a été prise de manière unilatérale, sans tenir compte de leurs préoccupations et de leurs besoins.
Outre les pertes de récoltes, cette mesure risque d'entraîner des conséquences économiques et sociales désastreuses, pour les populations locales. Les agriculteurs seront privés de leurs moyens de subsistance, ce qui pourrait entraîner une augmentation de la pauvreté et de l'exode rural.
Il importe de mentionner que cette décision intervient dans un contexte de tensions et de conflits dans la région, où l’Armée rwandaise sous le label de la coalition M23-AFC s'affronte aux FARDC -Forces armées de la République démocratique du Congo-, pour le contrôle d’une partie du territoire congolais et des ressources naturelles. Les populations civiles sont les premières victimes de ces violences, qui entraînent des déplacements massifs et des violations des droits humains.