Par Patrick Kitoko
La situation sur les conditions précaires des agents du CSAC -Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication- a été portée, ce lundi 05 mai 2025, aux oreilles de ceux qui coiffent le circuit décisionnel.
Lors de la célébration de la 32ème journée mondiale de la liberté de la presse, le président de cette institution d'appuie à la démocratie a, en présence du chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi et d'autres autorités du pays, dénoncé l'état d'abandon dans lequel se trouve le CSAC.
“ Institution pourtant essentielle à la démocratie, le CSAC demeure l'une de moins soutenue par l'État congolais, presque oublié mais toujours plus sollicité ”, déplore-t-il avant d'ajouter : “ Cette déséquilibre alimente de frustration interne et de dysfonctionnement ”.
Pour Bosembe, cette situation serait également, en partie tributaire de la non application de l'actuel barème salarial.
“ Alors que depuis la signature du nouveau barème salarial de juillet 2023, 60 % des agents cumulent 21 mois d'arriérés tandis que 40 % restant perçoivent de rémunérations précaires faute d'application effective du barème ”, affirme Christian Bosembe.
Le Président du CSAC a, à cet effet, invité le gouvernement à s'acquitter de ses responsabilités vis-à-vis de cette institution, pas la moindre.
“ Il est donc urgent que le pouvoir pubic prenne de mesures concrètes pour doter le CSAC de moyens nécessaires à l'exercice de ses missions. C'est à ce prix qu'il pourra devenir un acteur de régulation efficace et véritable pilier de la démocratie numérique ”, insiste Christian Bosembe.
Le Président du CSAC a rassuré le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi de l'appuie de son institution dans la lutte de la salubrité médiatique.