Par Prehoub Urprus
Les enseignants des territoires de Masisi et Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, conditionnent leur participation à la session proprement dite des examens d’État 2025 au paiement intégral de leurs arriérés de salaire, certains datant de quatre à six mois.
Réunis autour de l’intersyndicale locale, ces enseignants pointent du doigt la Caritas Goma, chargée de la paie dans ces zones sous occupation, et dénoncent un traitement injuste à l’égard des enseignants affectés dans les zones non contrôlées par l’État.
"Nous avons des enseignants qui totalisent jusqu'à six mois sans être payés. D'autres sont à cinq ou quatre mois. Si la Caritas Goma ne réagit pas, nous n'assurerons pas la surveillance des épreuves de l'examen d'État", a prévenu Bandu Bauma Exaucé, président de l’intersyndicale des enseignants de Masisi, dans une déclaration rendue publique ce jeudi 24 juillet.
Cette menace intervient alors que les épreuves de la session proprement dite doivent débuter d’ici le 28 juillet 2025. Les syndicats appellent les autorités nationales à intervenir de toute urgence, pour éviter un blocage qui pénaliserait des milliers de finalistes, déjà affectés par la situation sécuritaire instable dans ces deux territoires.