Massacre de Byambwe : la société civile de Karisimbi appelle à un deuil national en mémoire des victimes

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Christian Kalamo, président de la société civile Forces vives de la commune de Karisimbi dans la ville de Goma
Christian Kalamo, président de la société civile Forces vives de la commune de Karisimbi dans la ville de Goma

Par Prosper Buhuru

Le président de la société civile Forces vives de la commune de Karisimbi, dans la ville de Goma, a lancé, ce mercredi 19 novembre 2025, un appel solennel au Gouvernement congolais pour décréter un deuil national après le massacre survenu à Byambwe, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, où une trentaine de personnes, majoritairement des patients, ont été tuées dans une attaque attribuée aux ADF.

Dans sa réaction, Christian Kalamo déplore l’indifférence qui entoure la répétition des tueries dans l’Est du pays, rappelant que "le Congo ne peut pas continuer à compter ses morts dans le silence". Il interpelle directement les autorités nationales et les élus de la région, estimant que "chaque vie arrachée mérite respect, justice et reconnaissance".

Pour lui, la proclamation d’un deuil national ne ramènerait certes pas les victimes, mais constituerait un acte essentiel de solidarité nationale. À ses yeux, ce geste représenterait trois messages fondamentaux : une reconnaissance de la souffrance endurée par les familles endeuillées, un signal fort indiquant que la Nation se tient réellement aux côtés des victimes, et un engagement symbolique garantissant que ces crimes ne seront ni banalisés ni oubliés.

Christian Kalamo rappelle que "la population pleure" et que "la Nation est en deuil, même si cela n’a pas encore été officiellement dit". Il exhorte ainsi les autorités à poser "un acte d’humanité et de compassion" envers les victimes de Byambwe.

"Honorer nos morts, c’est aussi protéger notre avenir", insiste-t-il, appelant à une prise de conscience nationale face à l’ampleur de la tragédie.

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Mercredi 19 novembre 2025 - 12:31