Par Prosper Buhuru
La ville de Butembo, au Nord-Kivu, a traversé l’année 2025 sous le poids d’une violence persistante. Un rapport du Réseau pour les droits de l’homme (REDHO), parvenu à opinion-info.cd, ce jeudi 7 janvier 2026, dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire dans cette ville du Nord-Kivu et ses environs. L’organisation y recense 92 cas de meurtres et d’assassinats survenus au cours de l’année écoulée.
Derrière ces chiffres, des réalités multiples. Selon le REDHO, les victimes ont perdu la vie dans des circonstances variées, certaines abattues par armes à feu, d’autres tuées à l’arme blanche. Le rapport souligne également la persistance de la justice populaire, responsable à elle seule de la mort de 12 personnes.
L’analyse des données collectées révèle que les hommes paient le plus lourd tribut, avec 76 victimes masculines contre 16 féminines. Le mois de mars apparaît comme l’une des périodes les plus meurtrières, concentrant un nombre élevé de cas documentés par l’organisation.
Le REDHO attribue l’essentiel de ces actes à des individus armés opérant en toute liberté, échappant jusque-là aux poursuites judiciaires. Une situation qui, selon l’organisation, entretient un climat de peur et d’impunité au sein de la population.
Face à cette insécurité persistante, le Réseau pour les droits de l’homme appelle les services de sécurité à renforcer les mécanismes de prévention et de protection des civils. Il exhorte également les autorités judiciaires à diligenter des enquêtes approfondies afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces crimes, condition essentielle pour restaurer la confiance et freiner la spirale de la violence à Butembo.