Par la Rédaction
Les réseaux de téléphonie mobile Airtel et Orange sont de nouveau opérationnels dans plusieurs territoires sous occupation du M23, mettant fin à près d’un mois d’interruption. Selon des sources locales, le rétablissement des services est effectif depuis 23 heures, le lundi 16 février 2026. Les abonnés concernés indiquent qu’ils peuvent à nouveau passer des appels et accéder à Internet, un retour à la normale très attendu dans ces zones affectées.
Depuis le 19 janvier 2026, les réseaux Airtel, Orange et Vodacom étaient devenus quasiment indisponibles dans les territoires de Rutshuru et Masisi, ainsi que dans certaines parties de Nyiragongo, Lubero et Walikale, au Nord-Kivu. Cette coupure prolongée avait plongé de nombreuses localités dans un isolement numérique, compliquant fortement les communications quotidiennes.
Les causes exactes de cette interruption n’ont pas été officiellement précisées. Jusqu’à présent, aucun communiqué n’a apporté d’explication détaillée sur les circonstances ayant conduit à cette situation. Cette absence d’informations a suscité de nombreuses interrogations au sein des populations concernées. La suspension des services de téléphonie mobile a eu des conséquences notables sur les activités économiques et sociales.
Les échanges commerciaux, les transactions financières et la coordination des activités locales ont été sérieusement perturbés, dans un contexte déjà marqué par l’insécurité. Pour maintenir un minimum de communication, les habitants ont dû se tourner vers des réseaux étrangers, notamment ceux de MTN Ouganda et du Rwanda.
Cette solution alternative, bien que partielle, a permis à certains usagers de continuer à communiquer, malgré les limites liées à la couverture et aux coûts. Cependant, l’opérateur rwandais a été accusé d’avoir installé récemment des équipements de téléphonie mobile de MTN Rwanda dans certaines zones occupées par le M23, en particulier à Goma et dans le territoire de Rutshuru.
Ces installations auraient facilité la fourniture de services de téléphonie et d’Internet dans ces localités. Dans un communiqué publié le 11 février, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a dénoncé ce qu’elle qualifie de fourniture illégale de services de téléphonie mobile et d’Internet sur le territoire congolais.