Par Prosper Buhuru
La situation sécuritaire dans la province de l’Ituri, plus précisément dans le territoire de Mambasa, traverse une phase critique. Dans un communiqué officiel rendu public, ce jeudi 2 avril 2026, le commandement du secteur opérationnel des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a dressé un bilan particulièrement lourd à la suite d'incursions attribuées aux terroristes des ADF/MTM.
Les événements se sont déroulés dans la localité de Bafwakoa, située au sein de la chefferie des Bandaka. Les assaillants ont mené des attaques ciblées contre des populations civiles, entraînant la perte de 43 vies humaines. Outre ce bilan humain tragique, les dégâts matériels sont considérables : 44 habitations ont été incendiées, tandis qu’un camion-benne et cinq motocyclettes ont été gravement endommagés.
Face à ces actes qualifiés de barbares par la hiérarchie militaire, les forces de défense dénoncent une violation flagrante des droits fondamentaux et une atteinte grave à la dignité humaine. Cette recrudescence de la violence aveugle souligne l'urgence d'une réponse sécuritaire adaptée dans cette zone stratégique de la troisième zone de défense.
Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel de l’Ituri, assure que l’Armée a d'ores et déjà intensifié ses manœuvres sur le terrain. Des opérations militaires ciblées sont en cours pour traquer les assaillants et démanteler les réseaux terroristes qui opèrent dans la région. L'objectif affiché est clair : restaurer l'ordre public et mettre hors d'état de nuire les terroristes des ADF et leurs alliés.
Dans ce contexte de haute tension, les autorités militaires insistent sur l'importance de la cohésion entre l'Armée et les citoyens. Le commandement appelle ainsi la population locale à une vigilance accrue et à une collaboration étroite avec les forces de sécurité. La dénonciation de tout mouvement suspect est présentée comme un levier essentiel pour éradiquer définitivement la menace terroriste dans le territoire de Mambasa.