Par Prosper Buhuru
Une attaque attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) a plongé le village de Bafwakoa, dans dans le territoire de Mambasa, en Ituri, dans l’horreur, dans la nuit de mercredi à ce jeudi 2 avril 2026.
Selon une alerte de la Nouvelle Société civile Congolaise locale, les assaillants ont fait irruption vers 20 heures dans cette localité située à environ 148 kilomètres de Mambasa, sur l’axe Kisangani via la RN4. L’attaque, décrite comme d’une extrême violence, a causé d’importants dégâts humains et matériels.
Plus de 60 % du village aurait été incendié. Des habitations ont été réduites en cendres, tandis que des motos et au moins un véhicule ont été calcinés. Sur le plan humain, le bilan reste provisoire mais particulièrement lourd : plusieurs civils ont été tués à l’arme blanche et par balles. Des corps ont été signalés le long de la RN4, tandis que d’autres seraient encore enfouis sous les décombres des maisons incendiées.
Dans une déclaration empreinte d’indignation, Me Jospin Paluku Mbowa, acteur de la société civile en territoire de Mambasa, dénonce une "propagation libre" des ADF dans la région, en contradiction avec les discours rassurants sur la situation sécuritaire. Il appelle à une prise de conscience collective face à la dégradation continue des conditions de vie des populations locales.
Cette nouvelle attaque illustre la persistance de l’insécurité dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo, où les civils demeurent les premières victimes des violences armées. Elle relance également le débat sur l’efficacité des dispositifs sécuritaires déployés dans la zone.