Par Patrick Kitoko
Les dirigeants africains et leurs partenaires internationaux ont appelé, lundi 25 mai 2026, à une accélération urgente de la riposte contre l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo, qui continue de progresser dans l’est de la République démocratique du Congo.
Réunis en visioconférence lors d’une réunion ministérielle organisée par Africa CDC et l’Union africaine, les responsables sanitaires ont averti qu’un retard supplémentaire dans la mobilisation des ressources pourrait favoriser une propagation régionale de la maladie.
Au total, près de 500 millions de dollars ont déjà été engagés ou promis par des gouvernements africains, des agences multilatérales et plusieurs partenaires humanitaires afin de soutenir les opérations de réponse sanitaire. Parmi les principales contributions annoncées figurent une enveloppe de 5 millions de dollars débloquée par l’Afrique du Sud, ainsi qu’un financement de 5 millions de dollars accordé par la Fondation Gates à Africa CDC. Dix millions de dollars supplémentaires ont également été promis à l’Organisation mondiale de la santé.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exprimé de vives inquiétudes face à l’évolution de la situation. Selon lui, les autorités sanitaires « courent après une épidémie très rapide » en raison d’une détection tardive des premiers cas dans l’est de la RDC. Il a également averti que la situation risquait de « s’aggraver avant de s’améliorer ».
Les efforts de lutte restent fortement entravés par plusieurs facteurs, notamment l’absence de vaccins et de traitements homologués contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. À cela s’ajoutent les attaques répétées contre les infrastructures sanitaires dans l’est du pays, compliquant davantage les interventions des équipes médicales et humanitaires.
Face à cette situation, les autorités africaines appellent à une coordination renforcée et à une mobilisation rapide des financements afin d’éviter une extension de l’épidémie au-delà des frontières congolaises.