Par Gloire Balolage
La Suède a annoncé un renforcement de son engagement pour la santé mondiale en allouant 120 millions de couronnes suédoises, soit environ 12,7 millions de dollars américains, à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en RDC. Ce financement est destiné à soutenir la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche plusieurs zones du pays.
Cette enveloppe a été mobilisée par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida). Elle vise à appuyer une réponse rapide, coordonnée et efficace face à la crise sanitaire en renforçant les capacités opérationnelles des acteurs de terrain.
Dans le cadre de cette intervention, plusieurs actions sont prévues : le déploiement de 38 experts à Bunia, dans la province de l’Ituri, la formation de plus de 150 agents de santé, tandis que 500 autres sont actuellement en formation. À cela s’ajoute l’acheminement de 17 tonnes de fournitures humanitaires et de matériel médical essentiel.
Par ailleurs, la Suède a activé ses mécanismes humanitaires de réponse rapide, permettant à ses partenaires d’intensifier leurs interventions dans les zones affectées. Plusieurs demandes de financement ont été introduites et certaines approuvées afin d’accélérer la mise en œuvre des activités d’urgence.
En complément, un appui additionnel d’environ 100 000 dollars américains a été alloué pour soutenir la communication sur les risques, la sensibilisation communautaire et la diffusion d’informations à Bunia. Ces activités sont mises en œuvre par l’organisation Trócaire, engagée sur le terrain aux côtés des populations.
Face à une épidémie qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale, la Suède réaffirme son engagement aux côtés de l’OMS et des autorités sanitaires congolaises. L’objectif est de soutenir des interventions vitales et de limiter la propagation de la maladie dans les zones touchées.
Cet appui s’inscrit dans une coopération de longue date entre la Suède et les acteurs de la santé mondiale, visant à renforcer les systèmes de santé, à promouvoir la santé et les droits sexuels et reproductifs, et à améliorer l’accès équitable aux vaccins et aux services de santé essentiels dans les pays partenaires.