Par Gloire Balolage
La Police nationale congolaise (PNC) bénéficie de nouvelles infrastructures destinées à rapprocher davantage les services de sécurité des populations à Beni. Cette initiative intervient dans un contexte où la proximité entre les forces de l’ordre et les communautés reste un enjeu important pour la protection des civils et l’accès aux services de sécurité.
Ce lundi 5 octobre 2026, la Police de la MONUSCO (UNPOL) a remis neuf conteneurs aménagés en bureaux à la police urbaine de Beni. Cette remise s’inscrit dans le cadre du projet de « renforcement du maillage territorial sécuritaire de la PNC de Beni par l’implantation d’infrastructures policières ».
L’objectif est notamment de permettre aux policiers de disposer d’espaces de travail adaptés et d’assurer une présence mieux répartie dans la ville.
Selon la Police de la MONUSCO, l’ancien maillage territorial présentait plusieurs insuffisances. Certains quartiers de Beni ne disposaient pas de sous-commissariats, y compris dans des zones considérées comme sensibles. Cette situation pouvait retarder l’intervention des agents en cas d’alerte sécuritaire.
La ville ne comptait également qu’un seul Escadron de protection de l’enfant et de prévention contre les violences sexuelles (EPEPVS), ce qui limitait l’accès d’une partie de la population à ses services.
Les nouvelles infrastructures doivent contribuer à renforcer la présence de la police au plus près des citoyens. Pour le commissaire supérieur Faustin Motobwani, commandant adjoint de la PNC à Beni, ces installations permettront notamment aux agents de travailler dans de meilleures conditions et de recevoir la population dans un environnement approprié. Elles doivent également faciliter la réception des plaintes et renforcer la proximité entre les services de sécurité et les communautés.
L’appui concerne aussi directement la prise en charge des victimes de violences. Les antennes de l’EPEPVS pourront accueillir les victimes dans des conditions permettant davantage de confidentialité, d’écoute et d’accompagnement.
Le commandant Hussein Lukayayo, responsable de l’EPEPVS, encourage ainsi la population à dénoncer les cas de violences sexuelles, rappelant que les services de police chargés de ces questions sont gratuits.
Au total, les neuf conteneurs ont été répartis entre cinq sous-commissariats et quatre antennes de l’EPEPVS. Les sous-commissariats concernés sont ceux de Lyakobo, Mambango, Ngongolio, Paida et Kasabinyole, tandis que les antennes de l’EPEPVS sont implantées à Bungulu, Rwenzori, Mulekera et Beu.
Chaque structure a notamment reçu des tables de travail, des chaises et des armoires de rangement.
Pour assurer la continuité des activités, les bureaux ont également été équipés de panneaux solaires, permettant de disposer d’une alimentation électrique permanente.
Pour la Police de la MONUSCO, cet appui ne se limite pas à la mise à disposition de locaux. Il vise aussi à améliorer les capacités opérationnelles de la police, l’accueil des citoyens et l’accès aux services spécialisés, notamment pour les enfants et les victimes de violences sexuelles.